six chefs d’états africains annoncés a Moscou et Kiev pour une médiation dans le conflit russo-ukrainien

SIX CHEFS D’ETATS AFRICANS ANNONCES A MOSCOU ET KIEV POUR UNE MEDIATION DANS LE CONFLIT RUSSO-UKRAINIEN

L’Afrique du Sud, le Sénégal, la Zambie, le Congo, l’Ouganda et l’Egypte sont les pays des chefs d’état  qui  vont se rendre  à Moscou puis  à Kiev, dans le cadre d’une méditation entre la Russie et l’Ukraine.

L’importance de l’Afrique dans le conflit

L’annonce de cette mission africaine survient, par ailleurs, dans le contexte de récentes tensions entre Pretoria et Washington autour de la question russe. L’ambassadeur américain en Afrique du Sud a affirmé la semaine dernière qu’un cargo russe avait accostée en décembre près du Cap, pour repartir en direction de la Russie chargé d’armes et de munition. Le gouvernement sud-africain a déclaré qu’il n’existait aucune trace de ventes d’armes approuvées par l’Etat à la Russie sur la période en question. Le président Ramaphosa a annoncé l’ouverture d’une enquête sur l’affaire. Les pays africains ont été moins unanimes que les grandes puissances occidentales à dénoncer l’invasion russe de l’Ukraine de février 2022. Des pays comme le Sénégal et l’Afrique du Sud se sont ainsi abstenus à l’ONU lors du vote d’une résolution la condamnant. M. Ramaphosa, qui a précisé s’être entretenu au cours du week-end avec ses homologues russe et ukrainien lors d’« appels téléphoniques séparés », a dit espérer « des échanges soutenus avec les deux dirigeants » au cours de la mission. L’Afrique du Sud est un bon exemple de ces pays qui ont refusé de condamner l’invasion russe, et jouent sur une « neutralité » ambigüe. Il faut remonter à la lutte contre l’apartheid et au soutien soviétique pour comprendre les liens entre l’ANC au pouvoir et Moscou. On peut questionner cette loyauté persistante dans le cas de l’agression russe, mais elle s’ajoute à un rejet de l’alignement attendu par les Occidentaux. Le problème est que l’Afrique du Sud bénéficie de clauses économiques préférentielles de la part des États-Unis, son deuxième partenaire commercial, un héritage de la présidence de Nelson Mandela. Washington menace à mot couvert de les faire sauter si le pays s’aligne sur la Russie.

Laisser un commentaire

En savoir plus sur panafrican media tv

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture