Niger
/ fin de barkhane : le compte à rebours
est lance
C’est une pilule difficile à avaler, les derniers souffles de Barkhane au Niger. Près d’un an après le départ du Mali, Paris a recentré son dispositif militaire au Sahel au Niger.
Divorce Obligatoire
Au Niger, l’annonce de la fin de Barkhane est favorablement accueillie par certains acteurs de la société civile et par des responsables politiques de l’opposition. Le départ des soldats français avait déjà été réclamé à travers des manifestations et assorti d’un ultimatum du M62. Aujourd’hui les faits parlent d’eux même.
La présence française est en train de marquer sa sortie définitive du continent africain. La fin de la Françafrique est très proche, mais les États-Unis tentent de reprendre la place. Et il est clair que leur politique n’est vraiment pas différente de celle de la France. La souveraineté du continent africain doit arrêter d’être constamment bafouée, les Africains ne comptent plus se laisser faire et montrent qu’ils sont prêts à défendre leur pays et leur continent face au néocolonialisme. Alors que l’opération Barkhane a compté jusqu’à 5 500 hommes au plus fort de son déploiement, l’armée française a quitté le Mali en août 2022, après pratiquement dix ans de présence, poussée par les militaires aux affaires, qui travaillent désormais avec les paramilitaires russes. L’exécutif et l’état-major français assurent avoir appris de leurs erreurs et tentent ces derniers mois de mettre en pratique une nouvelle approche qui consiste à « agir en appui et non à la place » des pays partenaires. Les défis de cette transformation sont immenses. Rappelons qu’aussitôt l’annonce de la fin de la force Barkhane faite par le président français Emmanuel Macron, beaucoup de Nigériens ont réagi avec joie et soulagement. Notamment le M62, qui est une organisation de la société civile, qui n’a de cesse de saluer cette décision si la partie n’est pas encore gagnée.
