TCHAD / MÉDIATION DE FATSHI : LEURRE OU LUEUR
Depuis quand un accord de principe est-il synonyme de réconciliation nationale ? Depuis quand une médiation ne peut trancher sur la question d’un mandat d’arrêt émis sous prétexte que c’est la justice qui l’a lancé.

Depuis quand un médiateur incapable de mettre un terme au bain de sang qui bat son plein à l’est de son pays depuis plusieurs années, peut avoir la capacité et surtout la stratégie adéquate pour réconcilier un peuple en crise? Telles sont les préoccupations de plus d’un analyste averti soucieux de la souveraineté du continent Africain. A y voir de plus près, ni Masra, ni Tshisekedi et encore moins le gouvernement tchadien n’est fiable. Tous traînent des casseroles bien sales et nauséabondes. Tous portent sur leur dos le manteau de sang des citoyens tchadiens et congolais. Tous sont des adeptes d’une vassalité sans pareil au regard de leur relations qui pour certains avec la France et d’autres avec les États-Unis d’Amérique. Comment adouber une réconciliation nationale entre Succes Masra et le gouvernement Tchadien quand des faits nous présentent le contraire.En mai 2023 , un mandat d’arrêt international est émit contre Masra le président des transformateurs il est accusé de tentative d’atteinte à l’ordre constitutionnel, incitation à la haine et à un soulèvement insurrectionnel. Il avait quitté clandestinement le Tchad une dizaine de jours après la répression qui a fait entre 75 et plus de 200 morts. En Aout dernier le ministre tchadien Abderaman koulahmalla avait déclaré: «Si Succès Masra veut revenir, la porte est ouverte».En fin octobre c’est Tshisekedi qui est désigné par la CEEAC pour la crise Tchadienne.
