L’AES , LE MÉDICAMENT QUI PURGE LA CEDEAO
Combien de réunions faut-il encore. Combien de sessions extra ordinaires, faut-il organiser. Combien de communiqués doivent être encore pondus par la CEDEAO pour espérer un petit accord avec le Mali, la BURKINA-FASO et le Niger.
Des tentatives vaines

La dernière en date , la fameuse rencontre du jeudi 8 février à Abuja au Nigeria, qui a accouchée d’un cafard en état de décomposition avancée. Malgré les piques lancées ça et là par l’organisation sous régionale controversée, rien n’y passe. Comme qui dirait, on répond aux imbéciles par un coups de silence.Malgré tout , la CEDEAO signe et persiste sur son espoir d’avoir gain de cause dans ce bras de fer. Elle juge d’ailleurs infondées, les raisons avancées par le Burkina Faso, le Mali et le Niger pour justifier leur retrait immédiat et estime que ces trois pays n’auraient pas réfléchi aux implications sur leurs citoyens. Selon le président de la commission Omar Alieu Touray ,la décision précipitée de se retirer de l’adhésion à la CEDEAO ne tient pas compte des conditions de retrait, telles qu’elles adoptées dans le Traité révisé de 1993. Mais plus important encore, les trois États membres n’ont pas vraiment réfléchi aux implications de cette décision sur leurs citoyens . Touray dans sa betise , estime que s’il y a un temps pour que la CEDEAO reste ensemble, c’est le moment et il n’y a pas de défi que la CEDEAO ne puisse pas relever. Poitrine bombée , il a rendu fidelement le contenu de la missive certainement redigée depuis l’Elysee. Pour preuves ses propos ont été rapportés dans un compte rendu jeudi à Abuja (Nigéria) à l’ouverture, d’une session extraordinaire du Conseil de médiation et de sécurité de son organisation, consacrée aux départs du Burkina, du Mali et du Niger.
De gré ou de force , l’AES est et sera respectée
Après leur décision commune du 28 janvier 2024, le Burkina Faso et le Mali ont réaffirmé le 7 février 2024, leur volonté de quitter la CEDEAO sans attendre la date du 29 janvier 2025, comme le stipule les textes de l’organe.En rappel, le Burkina Faso, le Mali et le Niger disent vouloir quitter la CEDEAO sans délai, à cause de son éloignement de ses idéaux de départ, de son asservissement à des puissances étrangères et de ses sanctions injustes et illégitimes contre des peuples qui luttent depuis une décennie contre des meurtrières attaques terroristes. Aujourd’hui, c’est donc en mode lecture de l’heure que le valet Nigeria à perdu le sommeil, surtout apres que l’avion qui ramenait la ministre allemande de la coopération économique et du développement Svenja Schulze à Berlin après sa visite au Nigeria a dû rebrousser chemin après que les autorités du Niger ont révoqué l’autorisation de survol, en réponse à la mesure prise par le gouvernement du Nigeria d’interdire le survol de son espace aérien aux avions à destination et en provenance du Niger. L’appareil a été obligé de retourner à Abuja pour faire le plein, afin d’avoir suffisamment de fuel pour contourner le territoire nigérien. Si Pour le président du MSC et ministre des Affaires étrangères du Nigéria, Yusuf Maitama Tuggar, il faut trouver des solutions aux défis posés par ces décisions L’AES savoure sa liberté des les casernes, bien dans les recherches de solutions, la CEDEAO appelle à rester attachés aux principes de la gouvernance démocratique et de la sauvegarde du droit de notre peuple d’élire librement ses dirigeants .
Omar Ali Touray et Talon amnésiques ?
Leurs déclarations révèlent un manque de compréhension des motivations profondes à l’origine de ces décisions. M. Touray accuse les trois pays d’avoir agi de manière « hâtive » et sans avoir « réfléchi aux implications » de leur retrait. Il omet de mentionner les lourdes sanctions économiques imposées par la CEDEAO, qui ont eu un impact dévastateur sur les populations civiles.
De plus, il ignore le fait que ces pays ont exprimé à maintes reprises leur frustration face à l’ingérence constante de l’organisation dans leurs affaires intérieures. Des déclarations mal formulées qui démontre que la capacité de réflexion des responsables de la CEDEAO fait vraiment réfléchir. Mais comme on le dit, on raisonne mal a un certain âge .La véritable indépendance commence quand on prend conscience des chaînes qui nous entravent… la chute sera brutale!Le Bénin a été l’un des pays les plus stricts dans l’application des sanctions contre les pays du Sahel, en fermant sa frontière avec le Niger et en suspendant les importations de marchandises transitant par le port de Cotonou. Contre toute attente, Lors d’une conférence de presse le jeudi 8 février, Talon a déclaré que les sanctions ne sont pas faites pour durer dans le temps. Qu’ils sont les premiers à vouloir que les sanctions s’arrêtent. S’il faut arriver à la division des peuples, il faut tout laisser tomber, faire la paix entre les organes pour préserver la paix entre les peuples. Même si la levée de la suspension des importations fin décembre a été un premier pas vers l’apaisement, mais la déclaration de Talon aujourd’hui est un signe clair que le Bénin est prêt à aller plus loin pour sortir de la crise.
