TOGO / REPORT DES ÉLECTIONS LOCALES : FAURE GNASSINGBE SUR LES TRACES DE SALL ?

TOGO / REPORT DES ÉLECTIONS LOCALES : FAURE GNASSINGBE SUR LES TRACES DE SALL ?

Décidément, l’on assiste de plus en plus à un foutage de gueule des populations Ouest Africaines. Le ton a été donné par Alassane Dramane Ouattara, Puis très bien repris et même plagié par son acolyte Macky Sall. C’est d’ailleurs tout chaud. Aujourd’hui c’est le Benjamin de la bande qui fait comme ses aînés. De toutes les façons, qui lui fera quoi dans son royaume ! Le Roi Faure a parlé et ça fait de lui le fort du togo tout entier. Ne pas oublier que s’il a le droit de mort sur certains citoyens et surtout l’obligation de forcer à l’exil d’autres , à plus forte raison le report des petites élections régionales et législatives.

 

Les mêmes raisons dictatoriales

 

Le roi du togolang veut faire gober l’opinion nationale togolaise et internationale que c’est à la demande des acteurs politiques, sur le rapport du ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et du développement des territoires et du ministre de l’économie et des finances, chacun en ce qui le concerne, vu la proposition de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), et le Conseil des ministres entendu, que le Président de la République a pris , le 23 février 2024, une série de décrets modifiant les décrets du 08 février 2024 relatifs aux élections législatives et régionales 2024. Notamment sur la date des élections législatives et régionales et convocation du corps électoral pour les dites élections. La date des élections législatives et régionales est fixée désormais au samedi 20 avril 2024. Le corps électoral convoqué le samedi 20 avril 2024 pour les élections législatives et régionales. Comme il est de coutume ,par anticipation des membres des forces armées togolaises, des forces de sécurité, des forces paramilitaires et de la réserve opérationnelle pour les élections législatives et régionales de 2024
Conformément au code électoral, les membres des forces armées togolaises, des forces de sécurité, des forces paramilitaires et de la réserve opérationnelle, appelés à garantir la sécurité des électeurs et des opérations électorales le jour du scrutin sont autorisés à voter soixante-douze (72) heures avant la date du scrutin.

 

Baisser les frais de caution pour endormir les togolais

 

Tel un cadeau empoisonné, le décret revoit à la baisse la caution des candidats aux législatives à 300.000. FCFA et à 150.000 FCFA pour les candidates, alors que les montants initiaux étaient respectivement de 500.000 FCFA et 250.000 FCFA. Le report de la date du vote entraîne également la modification de celle de la campagne qui se tiendra désormais du 4 au 18 avril 2024. Également, le vote anticipé des forces de l’ordre se tiendra le 17 avril. Début février, le gouvernement avait fixé la date de ces élections, mettant fin à des mois de suspense alors qu’elles étaient initialement supposées être organisées fin 2023. Nous sommes en 2024 et même pas encore en Avril. Il faut rappeler que Les dernières élections législatives ont eu lieu en 2018 et avaient été boycottées par l’opposition qui avait dénoncé des « irrégularités » dans le recensement électoral.
Cette fois, l’opposition se prépare à défier le parti du sang versé et des assassinats à haut volts, l’Union pour la République (UNIR), et elle a fortement mobilisé ses partisans à l’occasion du dernier recensement électoral.

 

Un model typique de père à fils

Le président Faure Gnassingbé est arrivé au pouvoir qui a pour emblème l’assassinat de sylvanus Olympio en 2005 après le décès de son père, le général Gnassingbé Eyadéma, qui avait dirigé le Togo d’une main pleine pendant 38 ans. Il a depuis été réélu à trois reprises lors de scrutins qui ont tous été contestés par l’opposition. Sa stratégie, tué a petits feux.

L’une de ses victimes, l’ancien archevêque de Lomé, opposant à Faure Essozimna Gnassingbé qui s’était exilé en Suède après la présidentielle de 2020.Il est finalement mort sans vivre l’alternance qu’il souhaitait si ardemment au Togo. Monseigneur Philippe Fanoko Kpodzro, 93 ans dont 40 en tant qu’évêque est mort ce mardi 9 janvier en Suède, où il était exilé depuis trois ans. Cette figure de l’Église catholique togolaise avait pris fait et cause pour l’opposition à Faure Essozimna Gnassingbé depuis sa retraite, en 2007. Une autre cible de Gnassingbé, l’ancien Premier ministre Agbéyomé Kodjo qui est contraint en exil. L’opposant continue de s’autoproclamer « Président démocratiquement élu des Togo ». Depuis qu’il a pris le maquis, mi-juillet 2020, craignant pour sa vie au Togo, le candidat de la Dynamique Mgr Kpodzro (DMK) à la dernière présidentielle du 22 février 2020, a choisi les réseaux sociaux comme son canal de communication par excellence pour atteindre le peuple togolais assoiffé de liberté et d’alternance politique.

 

FOUTH NDEDI

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