BRICS+ / MONNAIE COMMUNE : C’EST POUR DEMAIN !
La dédollarisation s’accélère, mais la devise reine ne devrait pas être remplacée par une autre. La création d’une monnaie commune fera partie des différents dossiers évoqués par les pays émergents. Un coup de plus porté au roi dollar ? Depuis quelques mois, les signaux d’une volonté de dédollarisation semblent se renforcer : l’Argentine a annoncé qu’elle allait rembourser une partie de sa dette en yuans, le Brésil veut davantage utiliser le yuan dans ses transactions avec la Chine.
L’Europe en très mauvaise posture
L’Europe semble être prise au dépourvu tout comme le G7 et le FMI qui n’ont pas anticipé la possibilité d’un tel scénario. La chute risque d’être terrible pour l’Occident qui contrôle actuellement le système financier mondial. Car l’annonce d’une monnaie commune aux BRICS+ est imminente ! Son objectif est clair : Apporter une concurrence aux USA dans les échanges internationaux. Cette monnaie visera directement le Dollar et sera disponible dans tout les pays membres fondateurs qui participent à la mise en place d’un nouveau système financier mondial :
Chine, Russie, Inde, l’Afrique du Sud et Brésil. Les pays membres du système financier des BRICS+ qui ne voudront pas de la monnaie pourront choisir de continuer à utiliser leur propre monnaie nationale au niveau local, mais devront acheter des produits d’autres pays avec cette monnaie. Nous pensons notamment au
Pétrole, mais aussi aux minerais comme l’Or, le Cobalt ou le Lithium.
L’un des exemples qui semble se profiler se situe en Afrique avec l’Alliance des Etats du Sahel qui regroupe le Mali, le Burkina-Faso et le
Niger. Elle souhaite créer le Sahel qui sera une monnaie d’échange locale et qui viendra concurrencer le franc CFA disponible dans les pays de la CEDEAO.
Les Obsèques du Dollars c’est pour demain !
De nombreux conflits dans le monde éclatent à l’image de l’Ukraine, de la Palestine avec la Bande de Gaza ou encore au Congo avec la région du Kivu. L’ONU est désormais incapable d’arbitrer les conflits qui impliquent l’OTAN, perdant en crédibilité chaque jour. La véritable guerre mondiale est visiblement d’abord monétaire. Les restes ne sont que des simples formalités. Les Etats-Unis ne sont pas puissants par leur armée ni économie, mais grâce à leur monnaie le dollar. Anéantir le dollars , c’est anéantir la suprématie américaine et l’impérialisme. Cette conjonction de facteurs nous rappelle qu’il n’y a pas d’immuabilité dans le système monétaire international : dans le passé, nous avons par exemple connu une transition entre la livre sterling et le dollar ! Toutefois, la baisse de la part du dollar dans les réserves de change ne se fait pas au profit d’une seule devise, mais de plusieurs (le yuan, le yen, l’euro, le dollar canadien, la livre sterling, etc.). Elle semble à ce stade davantage refléter une stratégie de diversification des réserves, plus que de l’émergence d’une nouvelle devise majeure. Par ailleurs, le dollar reste très largement majoritaire sur les marchés des changes ou pour les émissions de dettes. De plus, c’est la suprématie du dollar qui est remise en cause, la vulnérabilité géopolitique qu’elle provoque. Pas son utilité. Il y a donc une volonté d’affaiblir cette forte dépendance, mais pas de s’affranchir totalement du dollar.
De roi à esclave
Le dollar a été un outil de puissance des Etats-Unis et de leurs alliés, qui pourrait donc s’éroder. Mais la tendance à la multi polarisation peut être une bonne nouvelle pour l’euro par exemple, qui pourrait prendre plus de place. Toutefois, les enjeux géopolitiques ne tiennent pas uniquement aux équilibres des devises. Le risque de confrontation se dessine aussi, peut-être davantage, sur le fonctionnement des institutions de Breton Woods (Fonds monétaire international, Banque mondiale), dans lesquelles les pays émergents se sentent sous-représentés. Pour les crypto actifs émis par des institutions privées peut-être, mais les monnaies numériques de banque centrale, qui utilisent la technologie block Chain, pourraient contribuer à une transformation des infrastructures financières internationales au détriment du dollar. Dans quelques années, on peut en effet imaginer des hubs de transactions monétaires organisées par les banques centrales et qui ne se serviraient pas du dollar comme monnaie intermédiaire, comme c’est le cas aujourd’hui sur le marché des changes.
