TOGO / EXTRADITION DE DAMIBA : LE MOUVEMENT PYRAMIDE APPUIE SUR L’ACCELERATEUR…
L’heure n’est plus à la traîne au Togo pour ce qui est de l’extradition de l’ex président de la transition du Burkina Faso, Paul Henri Sandaogo DAMIBA. C’est du moins ce qui ressort de cet appel lancé par le mouvement panafricain Pyramide du Togo qui ne supporte plus de savoir que ce dernier est encore à Lomé alors qu’il est impliqué dans des actions visant la déstabilisation de son pays avec comme corolaire la mort de certains soldats lors de l’attaque de Basalorgo.
Consigné dans un communiqué daté du 13 novembre 2024, cet appel pressant de ce mouvement togolais intervient quelques jours après que cet officier supérieur a été révoqué de l’armée burkinabè par le président Ibrahim Traoré pour tentative de coup d’État et d’implication dans des attaques terroristes meurtrières. Il a naturellement perdu son grade de Lieutenant-colonel.
PYRAMIDE exige que l’ex président qui trouve depuis plusieurs mois refuge à Lomé, réponde devant la justice de son pays, aux charges retenues contre lui pour le respect de la mémoire des victimes de Basalorgo. Cette interpellation met à rude épreuve le gouvernement de Faure Gnassingbé qui depuis peu est accusé par nombre d’analystes d’être un complice de la déstabilisation du pays des hommes intègres au regard de son insensibilité sur la situation qui prévaut. Résolument tourné vers un processus de développement, le Burkina Faso, membre de l’Alliance des États du Sahel (AES) tout comme le Mali et le Niger, fait face à des intelligences endogènes et exogènes visant à le déstabiliser.
Il convient tout de même de rappeler qu’il y’a peu, les autorités burkinabè ont engagé des discussions avec celles du Togo à l’effet d’extrader le mis en cause dans son pays d’origine. Seulement, aucune information jusqu’ici ne filtre sur les intentions réelles de Lomé qui continue de garder un « ennemi d’Etat ».
Toute chose, le autorités se doivent comme le réclame le mouvement Pyramide, de faciliter l’extradition de l’ex-président Paul Henri Sandaogo DAMIBA au risque de laisser apparaître dans l’opinion un sentiment de complicité ou de refus de livrer un individu hostile.
Abdoulaye Raman
