SENEGAL / LÉGISLATIVES : LE PASTEF , SOLITAIRE OU RIEN !

Le PASTEF a t-il un avenir prometteur au sommet de l’assemblée Nationale ? La question vaut son pesant d’or au regard de l’opposition qui clame qu’en huit mois, Ousmane Sonko a beaucoup parlé et peu agi.Un constat qui anime une forte inquiétude parmis les électeurs et un doute criard au sein d’une opposition Divisée en plusieurs coalitions. Résultat des courses l’opposition se trouve à un carrefour stratégique avec projets qui parlent.

D’abord, la coalition Takku-Wallu Sénégal, dominée par l’Alliance pour la République (APR) et le Parti Démocratique Sénégalais (PDS), mise sur l’expérience et le retour en grâce de figures politiques emblématiques pour appâter les électeurs nostalgiques des années Sall et Wade. Une autre coalition , Jamm ak Njarin. Axée sur un discours de paix sociale et de justice économique, cette coalition, menée par Amadou Ba, candidat arrivé deuxième à la dernière élection présidentielle, incarne une alternative modérée et réformatrice. Plus radicale vis-à-vis du nouveau régime incarné par Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, Samm sa Kaddu, qui fédère des leaders.Plusieurs personnalités dominent le paysage électoral. Ousmane Sonko, chef de gouvernement, incarne une opposition acharnée à l’ancien président Macky Sall, qui mène à distance la coalition Takku Wallu Sénégal depuis le Maroc. Barthélémy Dias, maire de Dakar, et Amadou Ba, ancien Premier ministre, figurent également parmi les têtes d’affiche, attisant les tensions d’une campagne particulièrement animée.

En tout état de cause, ce 17 novembre 2024 pourrait redessiner les contours de la politique sénégalaise. Si le Pastef aspire à consolider son pouvoir pour poursuivre son agenda, l’opposition, à travers ses diverses coalitions, voit cette élection comme une opportunité de rééquilibrer les forces et de freiner les ambitions du parti au pouvoir.Alors que l’enjeu d’une majorité renforcée pour réviser la Constitution plane sur les débats, les premières projections sont attendues lundi 18 novembre matin, promettant de sceller l’avenir politique immédiat du Sénégal.
Un pays où le chômage dépasse 20 % et où le coût de la vie reste élevé, les critiques sur le bilan des huit premiers mois du gouvernement Sonko-Faye se multiplient. Cependant l’opposition, n’a de cesse de souligner les blocages des projets publics, le retard dans les paiements aux entreprises privées et la suspension récente d’un programme d’aide du FMI. Ces difficultés alimentent la méfiance des électeurs et pourraient compliquer les ambitions du gouvernement.

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