SAHEL / LIBRE CIRCULATION : L’AES OUVRE SES PORTES AUX CITOYENS DE LA CEDEAO
L’AES prône un divorce à l’amiable et sans rancune! La Confédération des États du Sahel (AES) a annoncé le samedi 14 Decembre ,une mesure majeure visant à renforcer l’intégration régionale. Désormais, les ressortissants des pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) auront le droit d’entrer, de circuler, de résider, de s’établir et de quitter le territoire de l’AES. Cette liberté de mouvement sera toutefois encadrée par les législations nationales en vigueur.

Une leçon qui vient des casernes
Une mesure démagogique qui prouve le ridicule des putschistes. Cette mesure d’exemption de visa vise un seul objectif : ils espèrent que par réciprocité leurs citoyens continueront de bénéficier de la libre dans l’espace de circulation. Un coup de génie, surtout que la cedeao se réunit le 15 pour acter le départ des pays de l’AES et peut-être envisager des visas pour eux. L’AES lasse du laxisme de l’organisation manipulée a donc prit les devant pour annoncer la libre circulation de tous, la cedeao n’a d’autre choix que de suivre dans le même sens. Avec cette annonce , le retour au sein de la CEDEAO est irréversible. Dans le meme sillage, les ministres des Affaires étrangères des trois pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES), à savoir le Mali, le Niger et le Burkina Faso, ont réaffirmé de manière catégorique leur décision de se retirer définitivement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Plus jamais de CEDEAO dans l’AES
Une décision, qualifiée d’irréversible. Elle marque un tournant important dans les relations politiques et économiques au sein de la région ouest-africaine. Les chefs d’accusation sont légion. La CEDEAO est accusée de n’avoir pas apporté d’aide substantielle dans la lutte contre le terrorisme, tout en imposant des sanctions économiques sévères aux pays du Sahel après les coups d’État successifs. Pour les pays de l’AES, l’organisation est devenue sous l’influence de puissances étrangères, prenant des décisions qui nuisent à la souveraineté de ses membres.La décision de se retirer de la CEDEAO avait été prise en janvier 2024 par ces trois pays, au motif que l’organisation régionale ne répondait plus aux besoins et aspirations des peuples du Sahel.Une organisation qui désormais est sous l’influence de puissances étrangères, prenant des décisions qui nuisent à la souveraineté de ses membres.
Une Alliance indéboulonnable

L’Alliance des États du Sahel, formée en 2023, continu d’émerger comme une réponse aux tensions tensions dans la sous région ouest-Africaine .Elle vise à renforcer la coopération politique, économique et sécuritaire entre ces trois pays, en dehors du cadre de la CEDEAO, qu’ils jugent désormais inadaptée à leurs réalités. Cette coalition régionale a depuis renforcé ses liens, notamment sur le plan militaire, pour mieux faire face aux défis sécuritaires. Le retrait de la CEDEAO marque ainsi l’aboutissement d’un processus de séparation, motivé par des divergences profondes et l’émergence de nouvelles priorités pour ces pays. Désormais ,en lieu et place de la CEDEAO qui n’a plus grâce à leurs yeux l’AES se renforce. Le traité instituant une confédération entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger a même été adopté par les chefs d’État. Cette confédération dénommée Confédération Alliance des États du Sahel (Confédération AES) est considérée par ses pères fondateurs comme une étape supplémentaire franchie vers une intégration plus poussée entre les pays membres. Elle sera présidée pour un an par le colonel Assimi Goïta.
FOUTH NDEDI
