TCHAD / SOUVERAINETÉ ASSUMÉE : UN MESSAGE AUX PAYS DEMEURANT SOUS L’INFLUENCE FRANÇAISE

L’on aurait tout arrêté pour célébrer la maestria d’une nation qui est passée dans le grands. Ces dernières semaines, le Tchad a marqué un tournant audacieux sur la scène géopolitique africaine en s’engageant sur le chemin de l’émancipation vis-à-vis de la France, ancienne puissance apprises. Sous la conduite du jeune dirigeant Mahamat Idriss Déby, le pays sahélien illustre une leçon précieuse de patience et de stratégie face à l’adversité.

Au plus fort de la présidentielle de mai dernier, le commentaires allaient bon train tans au sein de la classe politique que parmi la société civile quant aux tendances relationnistes du Mahamat Idriss Deby, d’alors président de la transition. Étant donné que le monde entier avait assisté médusé à la présence d’Emmanuel Macron aux funérailles de Déby Père. Un fait qui qui a semblé faire croire à la mémoire collective que ce dernier aurait été à la manœuvre pour l’installation de Mahamat Kaka au pouvoir. Seulement le temps leur aura permis de se raviser au vu de la suite de la chronologie. La France, voyant le jeune loup au dents très longues faire des amitiés avec la fédération de Russie avait commencé à prendre peur, même si elle ne connaissait pas encore réellement le contenu des relations entretenues. Bien plus, pour tenter d’avoir plus ample information, une interview avait été demandée par la chaîne de télévision France24 au président de la transition. Au cours de celle-ci, une pirouette a été lancée par les journalistes quant la nature des relations entretenues par le Tchad avec la Russie. Aussi serein qu’il est, Kaka leur fera savoir que les enfants de Toumaï de d’avoir des partenaires qu’il veut, quant il veut et n’a de compte à rendre à qui que ce soit, car elle est pleinement souveraine. C’était donc sans savoir que plus tard, les bases militaires françaises à la suite de la rupture des accord de partenariat de défense, seront fermées.

En décidant de réduire la présence militaire française sur son sol, le Tchad ne fait pas seulement preuve de souveraineté ; il envoie également un signal fort à l’ensemble du continent africain sur la nécessité de réévaluer les alliances historiques qui, souvent, maintiennent un certain statu quo néocolonial.

La décision de Mahamat Idriss Déby de revoir les accords de coopération militaire avec la France est à saluer. Elle témoigne d’une volonté claire de rétablir l’équilibre des pouvoirs dans la région. Les Tchadiens, fatigués de la présence militaire qui n’a que rarement abouti à des résultats concrets, voient en cette initiative une opportunité de reprendre le contrôle de leur destin. Le leadership de Déby montre qu’il est capable d’agir au moment opportun, récoltant ainsi les applaudissements d’un peuple avide de changement.

Les Tchadiens ne se laissent plus berner par les promesses d’une sécurité qui, dans de nombreux cas, a facilité l’ingérence plutôt que d’apporter la stabilité. Au lieu de permettre à des bases militaires étrangères de dicter la politique sécuritaire nationale, le Tchad prouve qu’il est possible de construire une armée nationale forte et indépendante, capable de répondre aux crises sécuritaires sans dépendre de l’intervention extérieure. D’ailleurs, le monde aura été surpris de voir le président Deby aller au front contre les rebelles en réponse à l’attaque perpétrée il y’a un peu plus d’un mois dans le région du Lac Tchad.

En revanche, d’autres pays africains tel que le Sénégal, le Gabon et le Bénin, continuent d’opter pour le statu quo, en acceptant que les bases militaires françaises continuent se semer subitement le trouble ou instaurer l’instabilité. Ce nation doivent impérativement embarquer dans le train de la souveraineté et de la négation du néocolonialisme parfois favorisé par des endocolons avides de faux intérêts. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger l’ont compris.

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