AES: LES ÉTATS DU SAHEL VISENT UN ESPACE JURIDIQUE COMMUN AVEC LA RUSSIE

Dans une démarche audacieuse qui pourrait redéfinir les dynamiques régionales et internationales l’alliance des États du Sahel(AES) est en pourparlers avec la Russie pour créer un espace juridique commun. Cette initiative portée par le Mali, le Burkina Faso et le Niger, marque une étape significative dans la quête de l’autonomie et de renforcement de souveraineté de ces nations.

Le ministre de la justice Mamadou kassongué, a récemment dévoilé cette ambition lors d’une interview accordée à RIA novosti, soulignant l’importance stratégique d’une telle coopération. Fini le temps où chaque nation du Sahel devrait naviguer seul dans les méandres des relations internationales. L’AES cherche à parler d’une seule voix forte et unie.

UNE COOPÉRATION JUDICIAIRE RENFORCÉE

Le ministre kassongué à Clairemment articuler la vision: une plateforme de coopération judiciaire entre la fédération de Russie et les pays de l’AES. Concrètement cela signifie la désignation de coordinateur dans chaque pays travaillant de concert pour une efficacité accrue. L’idée est également de mutualiser les ressources avec la création de base de données communes sur la criminalité et en échange d’expérience et d’experts entre les parties. C’est une démarche pragmatique qui vise à renforcer les capacités de ces états face aux défis sécuritaires et judiciaires complexes qu’ils rencontrent.

L’AES, UN ACTEUR MAJEUR SUR LA SCÈNE INTERNATIONAL

Mais au-delà des aspects techniques c’est une coopération juridique à une portée politique immense. selon le ministre malien, la mise en place d’un tel espace commun donnerait un poids considérable à l’AES sur la scène internationale. C’est un signal fort envoyer au reste du continent africain : L’AES se positionne comme un interlocuteur unifié et puissant capable de forger des partenariats stratégiques bénéfiques pour tous. « Au lieu que la Russie coopère séparément avec le Mali, le Burkina Faso et le Niger, nous envisageons l’AES comme un tout. Cela permet de souligner politiquement l’existence de l’AES en tant que Confédération », dixit le ministre malien de la Justice. Cette déclaration résume l’essence même de l’Alliance : l’union fait la force et cette force est désormais projetée sur le plan juridique et diplomatique.

DES ACCORDS CONCRÈTS EN AMONT

Cette annonce ne sort pas de nulle part. en mai dernier lors du 13e forum juridique international de Saint-Pétersbourg, le ministre Kassongué avait signé un mémorandum d’entente avec le procureur général de la fédération de Russie. Un acte formel qui souligne l’engagement du Mali a renforcé sa coopération juridique internationale posant ainsi les premiers pierre de ce vaste projet.

Cette dynamique s’inscrit également dans une tendance plus large de rapprochement. En avril déjà, le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov avait déjà exprimé l’intention de la Russie de renforcer sa coopération avec l’AES non seulement dans le domaine juridique mais aussi dans des secteurs bancaires, des investissements et de l’économie commerciale.

L’initiative d’un espace juridique commun entre l’AES et la Russie est bien plus qu’une simple formalité administrative. C’est un pas audacieux vers une souveraineté accrue en renforcement de capacité et une affirmation de l’AES comme un secteur incontournable sur l’échiquier géopolitique africains et mondiale.

FABIOLA DOMBEU

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