Ce mercredi 28 mai 2025, le Sénégal a officiellement lancé son dialogue national sur la réforme du système politique au centre international de Conférences Abdou Diouf. Cette initiative phare du président Bassirou DIOMAYE FAYE, visant à renforcer la démocratie et à moderniser les institutions du pays. Après trois alternances démocratiques pacifiques au sommet de l’État (2000, 2012 et 2024), les forces vives de la nation vont engager, de nouveau, des discussions en vue d’apporter des modifications nécessaires au code électoral.

Objectifs du dialogue
Ce dialogue prévu jusqu’au 4 Juin 2025, se concentre sur trois axes principaux :
- Réforme du système électoral : révision du code électoral, introduction du bulletin unique, inscription automatique sur le fichier électoral via la carte d’identité biométrique CEDEAO et révision du système de parrainage
- Statut de l’opposition : définition claire du rôle et des prérogatives du chef de l’opposition pour renforcer le contrôle démocratique
- Réformes Institutionnelles : rationalisation des partis politiques, encadrement du financement des partis, clarification du rôle des autorités électorales, des médias et de la justice dans le processus électoral, et la rationalisation du calendrier républicain.
DÉBATS ET CONTRIBUTIONS.

Lors de cette première journée du dialogue, plusieurs acteurs ont exprimé leurs points de vue :
Anta Babacar Ngom, cheffe de parti et députée a appelé à un débat politique apaisé et à la responsabilité des partis. Elle a Proposé des Etats généraux oue relancer l’économie et demandé une meilleure représentativité des femmes en politique.
Khalifa Sall, ancien maire de Dakar a évoqué la question du 3e mandat, la suppression du parrainage, la modification des articles L29, L30 et L157 du code électoral ainsi je la libération des « détenus politiques ».
Le président DIOMAYE FAYE a souligné l’importance de ce dialogue pour renforcer les acquis démocratiques et a encouragé des discussions ouvertes sur tous les sujets
Participation et boycott

Bien que ce dialogue soit inclusif, certains formations politiques ont choisi de ne pays y participer :
Le parti Républicain des Valeurs/ Réewum Ngoro, dirigé par Thierno Alassane Sall, a estimé que les conditions d’un dialogue utilisé et sincère ne sont pas réunies, qualifiant le processus de « opération de communication politique »
Le Front pour la défense de la démocratie et de la république (FDR) regroupant plus de 70 formations politiques d’opposition a posé ses conditions et a affirmé qu’il ne cautionnerait « aucun dialogue-subterfuge visant à couvrir un transfert anticonstitutionnel du pouvoir exécutif à un premier ministre super-fort ».
Malgré ces boycotts, le gouvernement reste déterminé à mener à bien ce processus de réforme. Ce dialogue national représente une étape cruciale pour le Sénégal, cherchant à renforcer ses institutions démocratiques et à répondre aux aspirations de ses citoyens.
Fabrice Ndoum
