MALI : ASSIMI GOITA REÇOIT CE MARDI 22 JUILLET LA CHARTE POUR LA PAIX ET LA RÉCONCILIATION NATIONALE
Un tournant décisif pour l’avenir du Maali. Ce mardi 22 juillet, la charte nationale pour la paix et la reconciliation nationale sera officiellement présentée au président de la république lors d’une cérémonie solennelle.
fruit de plusieurs mois de concertation nationale et dans la diaspora, cette charte vise à jeter les bases d’un nouveau contrat social entre l’État et les citoyens maliens, dans un contexte encore marqué par des défis sécuritaires, sociaux et politiques.

La vision de la Charte est celle dune nation souveraine, réconciliée, tolérante et en paix, réfondée reposant sur une gouvernance démocratique, juste et équitable. En tant que document de base, la Charte évoque certaines valeurs partagées qui encadrent la conduite de l’individu dans la société et fondent l’unité nationale dans toutes les aires socioculturelles du pays. Il s’agit de l’humanitude, de la vertu, des alliances et de la parenté à plaisanterie, de l’autorité parentale, de l’honneur, de l’hospitalité et du patriotisme. A tous ceux-ci s’ajoutent la citoyenneté, le dialogue, la tolérance, le pardon, la solidarité, le travail, la conscience professionnelle et la redevabilité.
UN PROCESSUS INCLUSIF..

Cette Charte est le fruit d’un processus participatif et inclusif. Les Forces vives de la nation, les institutions de la République, les anciens Chefs d’État, les anciens Premiers ministres, les universités et la diaspora ont été consultés pour apporter leurs contributions à la Charte nationale. Elle est de facto une rupture majeure avec les accords d’Alger de 2015 jugés désormais inadpte aux réalités nationales.
LE CONTENU DE LA NOUVELLE CHARTE DE LA PAIX…

La nouvelle boussole qui va réorganiser la vie socio-politique et meme économique du MALI est composée de 105 articles répartis en 16 titres et 39 chapitres, cette Charte ambitieuse vise à restaurer la confiance entre l’État et ses citoyens. Elle exprime clairement la volonté du Mali de transcender toute ingérence extérieure et de donner aux Maliens les moyens de forger leur propre avenir.
Rappelons que c’est dans le souci d’impliquer l’ensemble des Maliens dans la recherche d’une paix durable que le Président de la Transition a opté pour l’appropriation nationale du processus de paix et de réconciliation. D’où la tenue de février à mai 2024 du Dialogue inter-Maliens (DIM) sur l’ensemble du territoire national ainsi que dans les missions diplomatiques et consulaires. C’est ce Dialogue qui a recommandé la rédaction dune Charte pour la paix, la sécurité, la cohésion sociale et le vivre ensemble.
