LA JUNTE SOUDANAISE MET LA SOUS-TRAITANCE DONDRA – DOLOGUELE EN MISSION DE DESTABILISATION DU CENTRAFRIQUE

A un mois de l’élection présidentielle Centrafricaine, le gouvernement soudanais du Général Al-Burhan a décidé de s’ingérer dans le changement de régime dans la capitale Bangui en octroyant un million de dollars U.S respectivement à deux acteurs politiques majeurs de l’opposition : Henri-Marie Dondra et Anicet-Georges Dologuele. Tous deux ex-premiers ministres, ces personnalités ont en commun de figurer en pole position des hommes liges de la France dans la stratégie de reconquête coloniale du Centrafrique et de déstabilisation de la souveraineté du pays.

Ce deal qui viole les règles de bonne coopération diplomatique s’inscrit dans le cadre d’une vaste opération où la junte soudanaise sous-traite pour Paris le plan de remettre le Centrafrique entre les mains d’un dirigeant pantin qui sera téléguidé depuis l’Elysée contre les intérêts de son peuple. Cette opération était déjà à l’œuvre dès le mois de Septembre où le personnel de l’ambassade du Soudan à Bangui était cité dans une affaire compromettante visant à créer le désordre social en Centrafrique et à fragiliser son chef d’Etat.

En effet, selon cette feuille de route, le chef d’antenne des renseignements soudanais pour le Tchad et le Centrafrique, en poste à Bangui, s’était alors retrouvé au cœur d’une vaste entreprise de déstabilisation de son pays hôte, violant toutes les règles de diplomatie. Selon les sources sécuritaires Centrafricaines, le colonel Moussa Al-Sadiq revendiquait clairement être la tête pensante derrière une vaste machination dont le but ultime est d’attenter à la vie du Président Faustin Archange Touadéra ainsi que la liquidation de ses proches collaborateurs souverainistes.

Dans ce nouvel épisode, les fonds octroyés au tandem Dondra – Dologuélé relèvent des financements occultes de la campagne que le premier s’apprête à mener lors des prochaines échéances électorales présidentielles. Lesdits fonds pouvant servir cette fois-là au financement d’activités qui échappent au contrôle des autorités compétentes, notamment les groupes armés qui ont souvent été très proches de m. Dologuélé et quelques-uns de ses alliés politiques sous le parrainage de Paris.
D’après les informations en circulation dans les câbles de renseignement de la sous-région, la junte au pouvoir à Khartoum promet de reverser respectivement 4 millions de dollars U.S à m. Dondra et 3 millions de dollars U.S à m. Dologuélé pour leur permettre de mener à bien leur mission de déstabilisation du Centrafrique.

Selon nos sources, le Général Al-Burhan soutient ces deux opposants sur deux plans : d’abord politique (élections présidentielles), et, ensuite militaire ( avec le financement et l’armement de plusieurs groupes armés pour semer le chaos en cas de victoire du président Touadera).
Dans cette manœuvre périlleuse pour la junte soudanaise, le Général Al-Burhan aurait décidé d’agir ainsi dans le but de faire payer au Président Centrafricain d’avoir refusé de faire de la RCA une base arrière contre les FSR de son rival, le Général Mohamed Hamdan Dagalo dit « Hemedti ».

Il convient de rappeler les analyses de notre rédaction précédemment parues dans un autre numéro où nous prévenions les autorités centrafricaines du risque que comporte désormais le pouvoir d’Al-Burhan pour la sécurité nationale de ce pays voisin. La nouveauté étant la jonction entre les intérêts de Paris et ceux de Khartoum autour de deux larbins dont le potentiel de nuisance n’est pas à simplifier.

Dans ce tandem de traitres envers la nation Centrafricaine, Henri-Marie Dondra apparaît comme le candidat français aux prochaines élections en République centrafricaine. Dans cette optique Dondra, qui conserve sa nationalité française, n’entend, selon des sources proches de lui, y renoncer en aucune circonstance.

Les mêmes sources ont confirmé que le programme politique d’Henri-Marie Dondra, pour cette élection, s’articule autour de plusieurs axes, dont les plus importants sont l’élaboration d’une nouvelle constitution, le renforcement des pouvoirs présidentiels et une réduction significative du contrôle public, l’autorisation de la double nationalité pour les fonctionnaires et la déclaration d’un engagement formel en faveur du rapprochement entre la République centrafricaine et la France.
Ces éléments laissent donc deviner la mainmise de Paris derrière cette nouvelle alliance entre l’opposition Centrafricaine et la junte soudanaise. Un schéma de déstabilisation qui avait déjà été utilisé en 2013 lorsque le Général Bozizé, un autre larbin lâché en plein vol, avait été chassé du pouvoir par une alliance entre des groupes rebelles Seleka soutenus par des renforts tchadiens sous la supervision de la France.

Les autorités Centrafricaines devraient alors prendre le contre-pied de cette démarche en adoptant des mesures fortes contre la double ingérence française et soudanaise dans le processus électoral crucial de décembre prochain. La première consiste en la rupture des relations diplomatiques avec ce pays voisin belliqueux ; la deuxième porte sur le renforcement du dispositif sécuritaire à la frontière entre les deux pays ; la troisième étant l’intensification de la coopération avec les Forces de Soutien Rapide du Général Hemedti pour éliminer en territoire soudanais tout embryon de menace à la sécurité du Centrafrique ; la quatrième, consolider son partenariat militaire avec la Fédération de Russie et d’autres pays alliés dans la sous-région en vue d’apporter une réponse appropriée à toute tentative de retour au chaos après les élections ; la cinquième vise à mobiliser le parlement dans l’audit des fonds de campagne des différents candidats avec effet de transmission des dossiers litigieux aux instances judiciaires et sécuritaires ; la sixième l’intensification des opérations de surveillance du territoire et des candidats avant, pendant et après le scrutin ; et, enfin la mise à contribution des médias ainsi que des leaders politiques et de la société civile dans la sensibilisation de la population à la préservation de la paix et au respect du processus électoral.

Face à cette contradiction inattendue, le président Faustin Archange Touadéra, qui est également en course pour un nouveau mandat, devra prouver à son peuple et à l’ensemble de ses partenaires que sa riche expérience acquise ses dernières années à la tête de son pays sera mise à contribution dans la gestion des dossiers aussi sensibles que celui-ci afin de poursuivrela marche sereine de sa nation vers la stabilité, la paix, la défense de sa souveraineté et le retour de la prospérité.
