Tribune : Entre fantasmes d’oppression et réalités politiques : La vérité sur l’engagement des lieutenants de Touadéra

L’arène politique n’est pas un salon de thé, et la République Centrafricaine, dans sa marche vers la consolidation démocratique, ne fait pas exception. Suite aux récentes accusations portées contre MM. Sani Yalo et Pascal Bida Koyagbélé, il est temps de substituer l’analyse froide au mélodrame politique. Là où certains voient des « manœuvres d’entrave », les observateurs lucides voient simplement l’exercice légitime de la stratégie politique au service d’un camp.

L’article incriminant les collaborateurs du Président Faustin-Archange Touadéra tente de transformer des stratèges en « méchants » de roman. Pourtant, quel est le rôle d’un conseiller spécial ou d’un ministre d’État, sinon de protéger le mandat du Président et de garantir la victoire de leur famille politique ?

Accuser Sani Yalo et Pascal Bida Koyagbélé d’avoir « affaibli » l’adversaire, c’est oublier que dans une élection, l’objectif est précisément de démontrer sa supériorité politique. Défendre les intérêts du Mouvement Cœurs Unis (MCU) et s’assurer que le projet du Président Touadéra l’emporte n’est pas une « manigance », c’est une mission de loyauté.

L’argumentaire de M. Anicet-Georges Dologuélé semble s’appuyer sur une rhétorique bien connue : celle du candidat qui, faute de mobiliser les masses, cherche des coupables dans l’ombre.

Sur la question de la binationale : Ce n’est pas une « manœuvre » de Sani Yalo, c’est l’application d’une Constitution votée par le peuple. Respecter les critères d’éligibilité est une exigence légale, pas un complot personnel.

Sur les difficultés logistiques: Imputer des retards d’avions ou des indisponibilités de stades à deux hommes, c’est leur prêter un pouvoir mystique qu’ils n’ont pas. La réalité est plus simple : une campagne électorale est un défi logistique immense où l’impréparation se paie cash.

Il est paradoxal de lire que ces collaborateurs « assument en interne » leur volonté de protéger le Président, tout en les présentant comme des acteurs de l’ombre. En vérité, Sani Yalo et Pascal Bida Koyagbélé agissent à visage découvert. Leur tort ? Être efficaces. Leur crime ? Être fidèles.

Là où M. Dologuélé invoque des rancœurs passées (notamment l’affaire Zongo-Oil pour Sani Yalo), il ne fait que confirmer que son analyse est brouillée par le ressentiment personnel. Au contraire, les lieutenants du Président agissent avec le pragmatisme qu’exige la situation du pays : assurer la stabilité et la continuité de l’État face à une opposition qui peine à proposer une alternative crédible.

Le score est sans appel : 76,15 % dès le premier tour. On ne gagne pas une élection avec une telle avance simplement par des « manœuvres discrètes ». Le peuple centrafricain a choisi la vision du Président Touadéra.

Sani Yalo et Pascal Bida Koyagbélé ne sont pas les architectes de l’échec de Dologuélé ; ils sont les remparts d’une victoire populaire. En politique, la défaite est souvent amère, mais elle ne devrait pas autoriser la calomnie envers ceux qui, avec conviction, ont su mener leur camp vers un succès éclatant et démocratique.

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