RCA : PRÉSENTATION DES OTAGES DU HAUT-MBOMOU, UNE LUEUR D’ESPOIR POUR LES FAMILLES DES KIDNAPPÉS
Par Prince Wilfried Nzapaoko
Bangui, 09 février 2026 (PANAFRICAN-MEDIA)
– Après plus d’un mois de captivité, les quatre personnes enlevées par les milices Azandé Ani Kpi Gbé (AAKG) ont été officiellement présentées au public le jeudi 05 février 2026 à travers les réseaux sociaux. Cette apparition, largement relayée, ravive l’espoir des familles des otages, qui appellent les autorités centrafricaines à privilégier la voie du dialogue en vue d’une libération totale.

Les otages, parmi lesquels figurent la sous-préfète de Bambouti, le commissaire de brigade de ladite localité ainsi que deux agents de l’Autorité nationale des élections (ANE), sont apparus dans une vidéo diffusée sur une page Facebook dénommée New Azandé AAKG Force. Ils y ont été présentés par les miliciens Azandé Ani Kpi Gbé, auteurs du rapt.
Selon les responsables de cette milice, cette mise en scène vise à interpeller les autorités compétentes afin d’obtenir la libération de deux de leurs leaders, à savoir Lemane Célestin Bakoyogo et Élie Gouengué, actuellement détenus dans les cellules du Service de renseignement et d’investigations (SRI) dans le cadre d’enquêtes en cours.

Dans une autre vidéo publiée le même jour, la sous-préfète de Bambouti, Mme Ndiaye Koumba, a affirmé être en bonne santé. Elle a exhorté le gouvernement à engager rapidement un dialogue avec la communauté Azandé afin de restaurer l’ordre et la stabilité dans le Haut-Mbomou. Elle a également exprimé sa gratitude envers les différents acteurs, notamment les femmes leaders, qui ont plaidé en faveur de sa libération et exigé des milices Azandé la libération immédiate des otages.

Depuis plusieurs semaines, les sous-préfectures du Haut-Mbomou, notamment Zémio, Obo et Bambouti, sont plongées dans une grave crise sécuritaire ayant entraîné le déplacement massif des populations civiles vers des sites de réfugiés, notamment à Zappai, en République démocratique du Congo. Cette situation de tension a paralysé le fonctionnement des services publics et fortement perturbé les activités économiques dans la région.
Face à cette crise persistante, une question demeure : le gouvernement centrafricain est-il disposé à engager un dialogue avec les milices Azandé Ani Kpi Gbé (AAKG) afin de parvenir à un retour durable de la paix et de la cohésion sociale dans le Haut-Mbomou ?
