SOMMET DE PÉKIN : QUI TIENT LES MANETTES DU NOUVEL ORDRE MONDIAL ?
La rencontre chinoise n’a véritablement pas rendue le vrai verdict. Pékin a réclamé vendredi un cessez-le-feu complet au Moyen-Orient et la réouverture du détroit d’Ormuz «dès que possible», dans un communiqué publié par le Ministère des affaires étrangères en marge du sommet. Celui-ci a répété que le conflit «n’aurait jamais dû se produire» et que la Chine continuerait à jouer un «rôle constructif» dans les efforts de paix. Un cessez le feu qui fait la sourde Oreille.
Trump perd la manche à cause de ses incohérences

C’est un secret de Polichinelle, le sommet de Pékin entre Donald Trump et Xi Jinping présenté comme un échec total, n’empêche pas l’exposition de l’autre fasse qui met en avant une rencontre où la Chine a dicté ses conditions. Arrivé en position de faiblesse à cause des pressions inflationnistes, des prix du pétrole et du bourbier au Moyen-Orient, M. Trump a dû adopter un ton plus conciliant face à un Xi Jinping en position de force.Les rapports de force en faveur de Pékin, favorise le levier iranien. Englué dans la crise au Moyen-Orient et la flambée des prix de l’essence, Donald Trump avait besoin de la Chine principal acheteur de pétrole iranien pour faire pression sur Téhéran.Il est important de marteler sur le plan de la domination économique, Pékin a consolidé son avance sur les terres rares, les véhicules électriques et les technologies vertes, ce qui limite la marge de manœuvre des États-Unis lors de ce marchandage.
Xi impose ses conditions à trump

La rencontre entre les représentants des deux plus grandes puissances mondiales semble s’être déroulée de façon cordiale. «Une visite historique, qui fera date», a déclaré Xi Jinping. «Nous avons conclu des accords commerciaux fantastiques», a renchéri Donald Trump. Mais ne nous y trompons pas: les sujets de crispation entre les deux pays ne manquent pas et deux gros dossiers ont dominé les discussions: la question de Taïwan et celle du détroit d’Ormuz. Pour la réouverture du Métro D’ormuz le trompiste doit faire profil bas et demander à Israël de respecter l’Iran.Son homologue chinois à pour sa part fait allusion au piège de Thucydide, c’est-à-dire lorsqu’une puissance dominante entre en guerre avec une puissance émergente dont elle craint la progression. Des accords factis qui ont donné un sourire de courte durée à Trump et sa bagatelle d’hommes d’affaires américain notamment que le détroit d’Ormuz devait rester ouvert, alors que les tensions régionales continuent de peser sur les marchés mondiaux et les routes énergétiques.
L’ordre mondial Orphelin ?

Il est donc plus qu’indeniable d’affirmer que contexte de ce sommet bilatéral n’est guère favorable à Donald Trump car son opération en Iran s’enlise, la Cour suprême vient de lui infliger un camouflet sur sa politique de droits de douane et sa popularité est en berne à quelques mois d’élections de mi-mandat cruciales. De quoi, peut-être, l’inciter à initier avec son homologue chinois un de ces grands deals pour une fois fiable.Au terme de deux jours de visite d’Etat placés, malgré le faste et les amabilités, sous le signe des tensions globales et bilatérales, Donald Trump est reparti avec des paroles selon lui encourageantes de Xi Jinping sur la crise dans laquelle il est empêtré au Moyen-Orient.
Xi Jinping lui aurait déclaré à en croire son dada «avec force «qu’il ne fournirait pas de matériel militaire à l’Iran. Quant au détroit d’Ormuz, il a fait : «Si il peux être d’une quelconque aide, il serai ravi d’aider». Une contradiction à califourchon. Sacré Trump !
LINDA NDEDI
