Burkina Faso / union sacrée: Les religieux œuvrent pour la paix
Depuis 2015, le Burkina Faso est en proie aux activités des extrémistes violents. L’arrivée du Capitaine Ibrahim Traoré a favorisé l’émergence naturelle d’une union sacrée autour d’un idéal de recherche permanente de la paix. Les confessions religieuses sont en premières lignes pour bâtir cette paix. « Toutes les confessions doivent se donner les mains pour prier en faveur du pays », assurent les guides religieux qui font des propositions de sortie de crise et de pacification des communautés.
Le 21 mai dernier, les chrétiens du Burkina Faso répondaient massivement à l’appel à « prier pour la paix au Burkina », lancé par le gouvernement de transition qui souhaite que Dieu apaise ce pays. Deux jours plus tôt, les musulmans et les religions traditionnelles faisaient de même.
Pour le père Joseph Clochard, membre de la commission du dialogue islamo-chrétien, l’initiative de l’État s’inscrit dans les activités des guides religieux du pays. « Nous religieux, nous prions pour notre pays, et en cette période difficile, c’est ce que nous devrons continuer de faire », explique-t-il. C’est dans ce cadre que la Commission épiscopale pour le dialogue interreligieux a organisé, pour la première fois, la Semaine nationale du dialogue interreligieux, du 8 au 14 mai.
À la lumière des propositions faites au cours de cette activité, le père Joseph Clochard conseille de « s’ouvrir aux autres ». « Nous devons aller vers les autres, il ne faut vivre en vase clos. Au niveau de l’Église, nous avons des mariages interreligieux qui constituent le socle de ce vivre-ensemble. Ces personnes qui sont des témoins vivants, nous montrent qu’on peut s’aimer malgré nos différences religieuses », insiste-t-il.
Ciblé par les groupes extrémistes violents, depuis sept ans, ce pays d’Afrique de l’Ouest traverse une crise sécuritaire et humanitaire qui a fait des centaines de morts et deux millions de déplacés internes. Le « pays des hommes intègres » renforce toutes ses institutions, s’appuyant sur son peuple et ses capacités, sous le leadership éclairé du président Traoré, qui n’a de cesse de répéter la célèbre phrase du héros national Thomas Sankara : « La patrie ou la mort nous vaincrons !
