CEDEAO-Niger / état des lieux : les chefs d’état-major en conclave à Abuja

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CEDEAO-Niger / état des lieux : les chefs d’état-major en conclave à Abuja

Chose annoncée, chose faite. Visiblement le premier détracteur de l’Africain, c’est L’Africain en personne. Après le rejet de la CEDEAO par les peuples et certains chefs d’états du continent qui sont non partant pour une intervention militaire au Niger et aussi non partant pour la fermeture des frontières d’avec le Niger. La France met les bouchées doubles. Les chefs d’état-major des pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se réunissent de mercredi à vendredi à Abuja au sujet du putsch au Niger. Annonce faite par la CEDEAO. Les vassal ouest-africains réunis en sommet extraordinaire dimanche 30 juillet dans la capitale nigériane avait condamné le coup d’Etat et donné une semaine aux militaires pour rétablir le président déchu Mohamed Bazoum dans ses fonctions en se réservant la possibilité d’un recours à la force. Elle avait ainsi annoncé une réunion des chefs d’état-major des pays membres à venir. Les dirigeants avaient également annoncé la nomination à venir d’un représentant qui serait dépêché au Niger pour soumettre ses exigences. Une délégation de la CEDEAO, conduite par l’ancien président nigérian Abdulsalami Abubakar doit aussi se rendre mercredi au Niger, ont indiqué sous le couvert de l’anonymat une haute responsable de de l’organisation ouest-africaine et un responsable militaire du Niger.

 Lundi 31 Aout au soir, le Burkina Faso et le Mali, voisins du Niger et gouvernés également par des militaires, ont affiché leur solidarité avec leurs frères d’armes en affirmant que toute intervention militaire pour rétablir Mohamed Bazoum serait considérée « comme une déclaration de guerre » à leurs deux pays et entraînerait leur retrait de la CEDEAO, « ainsi que l’adoption de mesures de légitime défense en soutien aux forces armées et au peuple du Niger ». Ils ont ajouté, dans un communiqué commun, qu’ils « refusent d’appliquer » les « sanctions illégales, illégitimes et inhumaines contre le peuple et les autorités nigériennes » également décidées dimanche par la CEDEAO à Abuja. L’Algérie pour sa part, met en garde contre les intentions d’interventions militaires étrangères au Niger. Georges Weha n’est pas resté insensible à la situation et selon le président libérien, tant que la CEDEAO tolérera les coups d’États institutionnels qui permettent les présidences à vie, il y aura des coups d’États militaires. Et on ne peut pas condamner des coups d’États militaires lorsqu’on ne condamne pas ceux qui font des coups d’États institutionnel. Le gouvernement mauritanien, renouvelle son rejet absolu des changements anticonstitutionnels de gouvernements qui sont Incompatibles avec l’Acte constitutif de l’Union africaine.

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