Situation sécuritaire au Niger / nouvel ambassadeur américain : à quoi joue les États-Unis ?

Situation sécuritaire au Niger / nouvel ambassadeur américain : à quoi joue les États-Unis ?

Anthony Blinken, qui es-tu ? Pourquoi l’urgence d’envoyer un nouveau diplomate au Niger ? Pourquoi cette fraternité subite au peuple nigérien et surtout au CNSP ? Des questions qui taraudent les esprits dans le continent. En effet, les États-Unis ont confirmé l’arrivée à Niamey de la nouvelle ambassadrice des États-Unis au Niger, Kathleen FitzGibbon, sans toutefois préciser une date de son déplacement au pays. Cependant, la porte de la diplomatie américaine fait savoir via un communiqué que compte tenu de la crise politique actuelle au Niger, l’ambassadrice Fitzgibbon ne présentera pas officiellement ses lettres de créance. Son arrivée ne reflète aucun changement dans leur politique, mais répond à la nécessité d’avoir une direction de haut niveau pour leur mission pendant une période difficile. Ses activités diplomatiques viseront à parvenir à une solution diplomatique qui préserve l’ordre constitutionnel au Niger et à la libération immédiate du président déchu Mohamed Bazoum, de sa famille et de toutes les personnes détenues illégalement. Des prisonniers qui affichent fière allure.

Une Diplomatie au forçat

Une diplomate américaine de haut rang a déclaré il y a environ deux semaines, que les dirigeants du coup d’État au Niger ont refusé de l’autoriser à rencontrer le président démocratiquement élu de ce pays d’Afrique de l’Ouest. La vice-secrétaire d’État par intérim, Victoria Nuland, a décrit les officiers responsables de la mutinerie comme peu réceptifs aux pressions américaines pour ramener le pays à un régime civil. Mme Nuland avait  qualifié les conversations «d’extrêmement franches et parfois assez difficiles».Elle s’est exprimée après une réunion de deux heures à Niamey, la capitale du Niger, avec certains dirigeants de la rébellion militaire qui a pris le contrôle d’un pays qui a été un partenaire essentiel des États-Unis en matière de lutte contre le terrorisme. En s’adressant aux nouvelles autorités, Mme Nuland a déclaré qu’elle avait été «absolument clair sur les types de soutien que nous devrons légalement supprimer si la démocratie n’est pas rétablie». Si les États-Unis déterminent qu’un gouvernement démocratiquement élu a été renversé par des moyens anticonstitutionnels, la loi fédérale exige une coupure de la plupart de l’aide américaine, en particulier de l’aide militaire. Des déclarations qui risquent aujourd’hui d’entraver toute tentative d’apaisement avec le Niger.

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