Gabon / coup d’état : les dessous d’une mise en scène ?

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Gabon
/ coup d’état : les dessous d’une mise en scène ?

Les élections présidentielles au Gabon se sont soldées par un score nul. Ni Ormar Bongo, ni Albert Ossa Ondo n’est à la tête du gouvernement actuel. C’est plutôt le général clôthere Oligui Nguema qui est potentiellement celui qui va assurer la transition dans ce pré-carré français. L’on se croirait donc dans une mise en scène avec pour acteurs principaux le président sortant dans le rôle du bon perdant, le candidat du consensus de l’position, connu comme l’ennemie juré du gouvernement dit déchu et en prime l’actuel homme fort du Gabon.

La distribution des rôles

Le Général Brice Clothaire Oligui Nguema était jusqu’à l’heure du supposé coup d’état à la tête de la Garde Républicaine du Gabon et c’est lui qui a permis que l’annonce du coup d’état, se fasse depuis le Palais présidentiel. Acte qui fait de lui le potentiellement le nouveau chef du gouvernement militaire. Bien avant il a l’un des aides de camp d’Omar Bongo et le restera jusqu’à sa disparition en juin 2009. Six mois après, Brice Clothaire Oligui Nguema est encore promu, mais cette fois-ci à la tête de la Garde Républicaine où il remplace le général Grégoire Kouna. Il maîtrise donc tous les dessus et les dessous du palais. Tout porte à croire que c’est par un consentement du président sortant que le scénario a été validée et mis à exécution par une partie des acteurs. La preuve, le président Ali Bongo a quitté le Gabon. Le désormais ex-chef de l’État s’est rendu à Londres au lendemain du triple scrutin présidentiel, législatif et municipal. Raison officielle, des problèmes de santé.  Mais de source officieuse, son voyage à tout l’air de ce qui s’apparente à un exil fait suite à l’ultimatum donné par le candidat unique depuis l’opposition à la présidentielle. Le Pr Albert Ondo Ossa, après avoir indiqué le jour de l’élection être au courant des fraudes massives auxquelles se préparaient le parti au sommet à Libreville, avait donné quelques heures à Ali Bongo pour négocier son départ du palais. « Si Ali Bongo croit qu’il a l’armée avec lui, il se trompe ; la seule négociation qui vaille c’est qu’il quitte le pouvoir. Parce que 50 ans de Bongo, c’est trop », avait lancé le candidat qui se donnait vainqueur avec plus de 71% des voix le lendemain de l’élection.


Le Dindon de la farce ?

Visiblement, Albert Ossa Ondo, est le grand perdant du scénario sur le changement de tête à la présidence de la République Gabonaise. L’une des occasions qu’il avait pour se venger de la famille Bongo, vient ainsi de lui glisser entre les mains et sous son regard ahurissant réclamant sa victoire. Pour la petite histoire, après avoir servi le gouvernement d’Omar Bongo entre 2006 et 2009 d’une main très stricte pas du tout accepté par ses collègues ministres qui jugeaient ses mesures de radicales. Incompris, en 2009, il quitte le gouvernement sans esclandre ni compromissions avec ses pairs. Il n’avait pas de relation conflictuelle ouverte avec Ali Bongo, alors ministre de la Défense (1999-2009), mais un regard différent, à l’origine de sa candidature à la présidentielle la même année. Après avoir pleinement retrouvé la vie universitaire, il est victime d’une mystérieuse agression au couteau en 2014 à Libreville. Le gouvernement s’en était ému mais, neuf ans plus tard, il n’y a eu ni procès ni arrestations.

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