NIGER – FRANCE / RELATIONS BILLATERALE : LA LUNE DE MIEL S’ASSOMBRIT


C’est acté, la France perd totalement l’uranium nigerien. Les coups anti-France du Niger s’enchaînent et c’est jour après jour que la France réalise les réelles conséquences du coup d’État nigérien. Selon des spécialistes français du combustible nucléaire, l’usine de la Somaïr, la filiale d’Orano au Niger, a cessé sa production de concentré d’uranium, et a basculé en « maintenance anticipée », en raison des sanctions qui bloquent l’approvisionnement en produits réactifs. L’usine de traitement du minerai a été provisoirement mise en opération de maintenance anticipée et ces dispositions favoriseront le fonctionnement des installations dans des conditions optimales dès que la situation le permettra. En mai dernier, le gouvernement nigérien avait annoncé la signature, à Niamey, d’un « accord global de partenariat » pour prolonger jusqu’en 2040 l’activité de la mine d’uranium de la Somaïr, une coentreprise entre Orano et l’État, près de la ville d’Arlit, dans le nord du pays.
Les intérêts de la France sont totalement menacés.
le chapitre nigérien est désormais fini pour la France. Non seulement le nouveau gouvernement nigérien exigé le départ de toutes forces françaises, c’est aussi la population qui ne tolère plus aucune présence interventionniste. Les musulmans nigériens ont prié devant la base militaire abritant les troupes françaises dans la capitale Niamey pour que les forces de l’ancien colonisateur quittent ce pays d’Afrique de l’Ouest. Des prières ont eu lieu vendredi 8 septembre en soutien aux chefs militaires qui ont renversé le président Mohamed Bazoum, allié de Paris, en juillet lors d’un coup d’État. L’uranium du Niger présente un autre intérêt pour la France : il peut servir à produire des armes nucléaires. L’État français a renoncé à toute transparence sur ses approvisionnements en uranium depuis une dizaine d’années. Il a pourtant diffusé quelques chiffres, le 16 juin dernier, au sein du haut comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire. On y lit notamment que le Niger a représenté 35 % des importations françaises d’uranium concentré en 2020 et 34 % en 2021. Soit le premier rang en 2020 et le deuxième en 2021 derrière le Kazakhstan.
