DESTRUCTION DE L’AES : LA FACE CACHEE DU CONFLIT ALGER-BAMAKO

DESTRUCTION DE L’AES : LA FACE CACHEE DU CONFLIT ALGER-BAMAKO

 


Un mensonge a toujours une durée de vie déterminée. La vérité finit toujours par éclatée , et c’est la résultante du plan machiavélique ficelé entre Alger et l’Elysee contre l’AES. Illustration , l’arme du chantage qu’a choisit l’Algérie à savoir des sanctions contre les pays sahéliens.

 

 

Alger implémente le plan ficelé par l’Élysée

 

 

les tensions récemment survenues entre les deux voisins sur fond d’offensive militaire des troupes de Bamako au nord du Mali contre des groupes armés , majoritairement touareg proches d’Alger, lesquels ont dû se retirer à la mi-novembre 2023 de leur bastion historique de Kidal se déportées sur le plan économique. L’Algérie a annoncé la clôture de comptes de prêts destinés au Mali, au Niger, au Burkina Faso, à la Guinée et à la Mauritanie. Cette décision est une réaction au ralliement de ces pays à l’initiative atlantique promue par le Maroc. Bien avant cette ignominie ,le malaise qui couvait depuis des semaines a éclaté au grand jour vendredi 22 décembre 2023 avec le rappel à Bamako de l’ambassadeur malien en poste à Alger, deux jours après la convocation par le ministère malien des affaires étrangères de l’ambassadeur algérien. Ce dernier s’était vu reprocher des « actes inamicaux » et « une ingérence » dans « les affaires intérieures » du Mali. Il lui est notamment reproché des réunions avec des séparatistes touareg sans associer les autorités maliennes. Cette convocation est également arrivée après la réception à Alger, mardi 19 décembre, par le président Abdelmadjid Tebboune, d’une importante figure religieuse et politique malienne, l’imam Mahmoud Dicko. Celui-ci qui dit avoir été piegé par Alger ,demeure l’un des rares à oser exprimer ouvertement ses désaccords avec les militaires au sommet du gouvernement depuis août 2020.

 

 

Le Jeu trouble d’Alger au sein de l’AES

 

L’ami qui n’est ami que par intérêt deviendra un ennemi, à coup sûr. Abdel Tebboune Madjib le demontre à suffisance avec les Etats du Sahel. C’est connu de tous que depuis le coup d’Etat au Niger le 26 juillet 2023, l’Algérie a refusé de reconnaître le CNSP. Mais comme par un coup de baguette magique , la donne a complètement changé le 26 Décembre 2023, le ministre des Affaires Étrangères nigérien été reçu à Alger. Après un isolement qui a duré plusieurs mois, Tebboune l’hypocrite à fabriqué une reconnaissance internationale du nouveau gouvernement nigerien qui tardait à se dessiner, d’autant plus que quelques jours auparavant, le Niger était déjà représenté à Rabat pour une réunion consacrée à la région du Sahel. Une occasion saisit par ignorance par le responsable nigérien qui pensait savouré cette petite victoire. Car, depuis le début de la crise politique dans son pays, Alger a eu une ligne de conduite qui n’avait pas varié: tout en réclamant un “retour rapide” à “l’ordre constitutionnel” et la réinstallation du président Mohamed Bazoum au pouvoir, elle s’est opposée vigoureusement à une intervention militaire, un temps envisagée par la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), et la France. Puis, pour devancer les autres puissances, elle a fait une proposition concrète qui consiste à passer par une période de transition de six mois durant laquelle le pays serait présidé par une “personnalité civile consensuelle”.

 

Paris-Alger , le tandem noir

 

Détruire les États de l’AES, voilà visiblement ce qui unis à nouveau deux saigneurs, Emmanuel Macron et Abdel madjibb tebounne. Pour atteindre leur objectif, ils sont en plein dans le réchauffement de leur relations restées crispée depuis l’époque de matusalem. Habitué aux crises diplomatiques, les deux États ont décidé au nom d’un intérêt commun de fumer le calumet de la paix. Après la mi-crise de l’été dernier, les relations entre les deux pays se sont réchauffées en automne, avec l’arrivée de Stéphane Romatet comme ambassadeur de France en Algérie. Ce dernier a remis ses lettres de créances au président Tebboune fin septembre 2023.Certains lui prêtent un rôle dans le réchauffement des liens entre les deux pays. M. Romatet a été reçu à deux reprises par le président Tebboune. Dans la foulée de se réchauffement, la visite d’État du président Tebboune à Paris est redevenue d’actualité, mais les deux parties n’ont pas réussi à s’entendre sur le programme de la visite d’Etat du président Abdelmadjid Tebboune à Paris qui refait surface. Ce déplacement qui devait être effectué en mai a été reporté à plusieurs reprises, sans qu’aucune date exacte ne soit fixée pour son déroulement. Entre Alger et Paris, l’année 2024 pourrait ainsi bien être celle d’un retour à la normale des relations entre les deux capitales, si les «conditions idoines» sont, bien sûr, réunies. C’est la quintessence d’un appel téléphonique abordée lors d’un échange de vœux avec le président français, à l’occasion du Nouvel An 2024.

 

 

FOUTH NDEDI

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