FRANÇAFRIQUE / FIN DE REIGNE : LES VERITES QUI TUENT
La ténacité peut avoir raison de la raison elle même. Cette phrase s’accole à un contexte de politicards Français qui anime des kermès de gamins politiques. Après les révélations de Robert bourgi, il y quelques semaines, c’est au tour de Jean Marie bockel envoyé spécial de Macron de passer aux aveux.
Des révélations fracassantes

Quand il y a eu la crise au Niger ,on a été capable d’installer à Abidjan deux milles hommes en quelques heures Une phrase lâchée telle une bombe par Jean-Marie Bockel à une audition devant la Commission défense de l’Assemblée Nationale le 6 novembre. Il devrait expliquer la nouvelle stratégie militaire de la France en Afrique aux parlementaires français. Et c’est en ces moments qu’il a lâché ce que les panafricanistes dénonçaient à savoir la présence militaire française dans les pays autour du Niger pour renverser le gouvernement du président Abdourahmane Tiani. Ne dit-on pas que les fait sont sacrés , illustration, après le renversement de Mohamed Bazoum, le 26 juillet 2023, le Président français avait pesé de tout son poids en faveur d’une intervention militaire ouest-africaine pour chasser la junte du pouvoir et restaurer la démocratie. Le rôle précis de la France dans ce scenario est resté volontairement flou mais la tension inédite entre Paris et Niamey a conduit au départ forcé du contingent militaire français et de l’ambassadeur Sylvain Itté dans les semaines qui ont suivi le coup d’Etat. Le projet d’intervention régionale a conduit au départ forcé du contingent militaire français et de l’ambassadeur Sylvain Itté dans les semaines qui ont suivi le coup d’Etat. Le projet dit a finalement avorté mais il a conduit le Niger, le Mali et le Burkina Faso à quitter l’organisation ouest-africaine.
Quid de véracité

Il est indéniable que les révélations de l’envoyé spécial de Macron en Afrique mettent en lumière la politique agressive de la France en Afrique et son mépris pour la souveraineté des États Africains. Les propos de Bockel confirment qu’une intervention militaire avait été bel et bien envisagée par Paris, sans jamais aboutir, pour libérer l’ancien président Bazoum en complicité avec Ouattara la France avait déployé 2000 soldats en Côte d’Ivoire pour réinstaller Bazoum au pouvoir.
La France n’avait jamais reconnu avoir réagi par un déploiement militaire à l’installation d’une junte militaire au Niger. Mieux, lorsque la junte nigérienne avait accusé la France de déployer ses forces dans plusieurs pays de la Cedeao dont la Côte d’ivoire pour réinstaller son laquet dans son ancien fauteuil, Paris avait fermement démenti. Durant son audition parsemé d’embûches ,bockel a toutefois souligné que les dirigeants ivoiriens, tchadiens et gabonais ont manifesté le souhait de pérenniser les bases militaires françaises dans leur pays contre la volonté de leur population.
