TCHAD -FRANCE / ACCORDS DE DEFENSE : AU NOM DE LA SOUVERAINETÉ NDJAMENA CLAQUE LA PORTE
Game over pour les soldats français dans la quatrième république du Tchad. Apres 66 années de la proclamation de la république du Tchad, il fallait que le pays de toumaî affirme sa souveraineté pleine et entière, et doit redéfinir ses partenariats stratégiques selon les priorités nationales. C’est ainsi qu’en date du jeudi 28 novembre 2024, le Tchad a affirmé son indépendance : Rupture avec la France en matière de défense.

KAKA fait parler son silence

MIDI a annoncé la fin de l’accord de coopération militaire avec la France, marquant ainsi un tournant majeur dans les relations entre les deux pays. Cette décision, prise après une analyse approfondie, vise à affirmer la pleine souveraineté du Tchad.Le président Déby semble aujourd’hui se méfier de la France, qui a pourtant tout fait pour avoir une place de choix à N’Djamena. Illustration, en 2021, Emmanuel Macron est le seul chef d’Etat occidental présent aux obsèques du père Déby. En visite au Tchad en mars dernier, Jean-Marie Bockel, envoyé personnel de Macron en Afrique, évoquait alors l’admiration de la France pour la transition. Aujourd’hui, la réalité est qu’entre ces deux dates, Paris a perdu trois alliés au Sahel , le Mali, le Burkina et le Niger, qui désormais gouvernés par des soldats du présent et du futur qui attisent la colère contre l’ancien colon. De son côté, le Tchad abritait encore un millier de soldats français chose qui fesait de lui l’un des rares partenaires fiables d’une région gangrénée par les crises terrorisme, trafics, guerre au Soudan. Une liste loin d’être exhaustive. En effet, dans un contexte actuel tendu au Sahel pour la France, le Tchad représentait une figure d’exception. Le 4 octobre 2024, Emmanuel Macron a même rencontré le président du Tchad, Mahamat Idriss Déby, à Paris. L’ordre du jour portait sur le possible retrait des troupes françaises au Tchad.
Un appartement de la France avorté

Déby fils cherche desormais d’autres alliés. Il a même été reçu par Poutine à Moscou en janvier dernier. Malgré ce constat la France est manifestement prête à fermer les yeux sur les atteintes aux libertés pour garder un pied au Tchad, dans cette Afrique qui lui tourne le dos chaque jour un peu plus. Meme leur discussion début octobre, en marge du 19ᵉ sommet de la Francophonie à Paris, oû le sujet a porté sur une coopération militaire entre les deux pays n’a pas réussi à faire changer d’avis au jeune Kaka .La France fut un partenaire essentiel qui n’a pas considérer que le Tchad a désormais grandi, a mûri et que le Tchad est un Etat souverain et très jaloux de sa souveraineté.Dans le même sillage, le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration Africaine, des Tchadiens de l’Étranger abderaman koulamallah a, soutenu que le Gouvernement tient à souligner que cette décision ne remet en aucun cas en question les relations historiques et les liens d’amitié entre les deux nations.
