DE- DOLLARISATION OU LE VIRUS D’UNE GUERRE COMMERCIALE !

Les tensions économiques internationales s’intensifient, et Donald Trump, figure centrale de la politique américaine, a récemment pris position contre les initiatives des Brics Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud visant à réduire leur dépendance au dollar américain. Lors de récentes interventions publiques, Trump a menacé d’imposer des tarifs douaniers de 100 % sur les produits des pays qui chercheraient à remplacer le dollar par une autre monnaie dans le commerce mondial.

Donald Trump , brandit le droit de douane comme menace face la dédollarisation

Cette nouvelle tension intervient alors que les craintes se resserrent autour du sujet des droits de douane des produits entrant aux États-Unis, potentiellement exorbitants notamment pour le Brésil, la Chine et le Canada, si Donald Trump mettait la menace qu’il a formulée en début de semaine à exécution. Lundi 25 novembre, Mr Trump a dit vouloir imposer au Mexique et au Canada des droits de douane de 25 % sur l’ensemble des produits importés aux États-Unis, une annonce qui a secoué les deux pays et fait craindre une vaste guerre commerciale. C’est probablement pour tenter d’éviter de telles hostilités économiques que Justin Trudeau a effectué vendredi un déplacement surprise à West Palm Beach pour rencontrer enpersonne le prochain président américain, qui investira la Maison-Blanche le 20 janvier. Ottawa envisage toutes les éventualités et notamment la possibilité de répliquer en augmentant par ricochet les taxes douanières, a expliqué une source gouvernementale, ajoutant que le travail d’identification des produits cibles a commencé. Il est plus qu’évident que cette annonce de Donald Trump est une nouvelle épine dans le pied du Canadien. Candidat à sa réélection dans quelques semaines. Le Canada envisage même de taxer des produits américains pour répondre à Trump.Le Canada examine dès lors la possibilité d’imposer des droits de douane supplémentaires sur certains articles américains, selon une source gouvernementale, le pays prenant au sérieux les menaces de Donald Trump qui veut taxer à 25 % les produits canadiens.

Concernant la Chine, Donald Trump a promis des droits de douane pouvant aller jusqu’à 60 % pour certains produits, voire 200 % sur les importations de véhicules assemblés au Mexique. Il souhaite aussi réintroduire des droits de douane de 10 à 20 % sur l’ensemble des produits entrant aux États-Unis et l’Union européenne s’est d’ores et déjà dite prête à réagir en cas de nouvelles tensions commerciales. Les économistes alertent sur le potentiel inflationniste d’une telle hausse des droits de douane. Trump a qualifié ces mouvements de dé-dollarisation de menace directe pour l’économie américaine. Il a averti que tout pays abandonnant le dollar pourrait perdre son accès au marché américain, qu’il considère comme une force motrice de l’économie mondiale. Ces propos reflètent les préoccupations croissantes aux États-Unis face aux efforts des Brics pour diversifier leurstransactions financières, notamment en devises locales.

Lors du sommet des BRICS à Kazan (Russie) fin octobre dernier, le président russe Vladimir Poutine a dit renoncer, à ce stade, à la création d’une monnaie unique commune, en jugeant que cette idée n’était pas encore mûre.Le groupe des BRICS souhaite réduire la domination occidentale dans un monde qu’il conçoit comme multipolaire . Dans le domaine financier, ce groupe a mené des réflexions pour se passer du dollar, qui sert de monnaie de référence pour les échanges mondiaux. Ces pays du bloc représentant une part importante du PIB mondial, souhaitent réduire leur dépendance à la devise américaine, perçue comme un levier géopolitique utilisé par Washington.Cependant, malgré des ambitions affichées, les divergences internes rendent difficile l’élaboration d’une monnaie unique. Le président russe Vladimir Poutine a confirmé que ces initiatives restent, pour l’instant, au stade de la réflexion.

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