FRANCE :BARNIER DEBOUSSOLÉ, MACRON ASSISTE A SA DESCENTE AUX ENFERS

Mercredi 4 Décembre. Une date , une histoire à double tons .La chute de macron et la victoire de l’opposition à l’assemblée. Le monde peut constater la vulnérabilité de la gouvernance d’Emmanuel Macron.
Emmanuel Macron, chef de l’État français, est un homme impopulaire, qui ne jouit d’aucun soutien majoritaire au Parlement. Son gouvernement s’est effondré. Malgré cela il reste néanmoins le grand gagnant de ce désordre. Il a fini par affaiblir toutes les institutions du pays. La seule institution forte reste la présidence.
Un Cycle Interminable

Après la démission de barnier et son gouvernement, Macron looser va nommer un nouveau premier ministre de gauche cette fois, ce dernier sera encore censuré au parlement et le cycle recommencera.Deux motions de censure avaient été déposées après que le Premier ministre a déclenché mardi dernier l’article 49.3 de la Constitution permettant de faire adopter un texte sans vote, sur le budget de la Sécurité sociale. Une seule a suffi. Se croyant tout puissant , depuis l’Arabie saoudite, où il était en visite d’État, le président français avait de son côté affirmé qu’il ne pouvait pas croire au vote d’une censure du gouvernement. C’est indéniable,le chef de l’Etat français doit désormais désigner un nouveau Premier ministre, sur fond d’endettement croissant du pays. Attendu à 6,1% du PIB en 2024, bien plus que les 4,4% prévus à l’automne 2023, le déficit public ratera son objectif de 5% en l’absence de budget, et l’incertitude politique pèsera sur le coût de la dette et la croissance.L’instabilité politique explique en partie la nervosité des marchés, dans un contexte de lourd endettement : le taux d’emprunt à 10 ans de la France est même passé, le 27 novembre, très brièvement au-dessus de celui de la Grèce, traditionnel mauvais élève en la matière dans l’union Européenne.
Un échec cuisant pas surprenant

Cette censure suit des mois de crise, déclenchée par la dissolution de l’Assemblée nationale voulue par le chef de l’État après la déroute de son camp aux européennes face à l’extrême droite. Les législatives anticipées qui ont suivi ont abouti à la formation d’une assemblée fracturée en trois blocs alliance de gauche, macronistes et droite, extrême droite, dont aucun ne dispose de la majorité absolue. Après 50 jours de tractations, un gouvernement de droite et du centre avait finalement été nommé début septembre. La chute de l’exécutif après seulement trois mois aux affaires constitue un record de brièveté depuis l’adoption en 1958 de la Constitution française. Les deux motions ont été déposées après que le Premier ministre a déclenché mardi l’article 49.3 de la Constitution permettant de faire adopter un texte sans vote, sur le budget de la Sécurité sociale. Une décision prise à l’issue de plusieurs jours d’âpres discussions budgétaires, au cours desquelles M. Barnier a cédé à plusieurs demandes de l’extrême droite, qui en réclamait toujours davantage, selon lui.
Macron et sa palme d’or de l’impopularité

Le président français semble de plus en isolé sur la scène nationale, tandis que le pays plonge dans un désordre politique qui va crescendo. Illustration, un grand écart entre le Président de la République et son Premier ministre. L’impopularité d’Emmanuel Macron aurait d’ailleurs atteint un nouveau sommet, avec 76 % des Français qui estiment désormais qu’il n’est pas un bon chef d’Etat. Seulement 24 % pensent qu’il est « bon », tandis que Michel Barnier recueille 42 % d’opinions positives, soit un différentiel de 20 points entre les deux hommes, selon le dernier pointage du baromètre politique d’Odoxa, réalisé par Mascaret pour Public Sénat et la presse régionale.
Les unes après les autres, les études d’opinion confirment l’impopularité toujours plus importante du chef de l’État. Seuls environ 21% des Français portent un regard positif sur son action. La cote de confiance du président de la République a enregistré une nouvelle baisse en novembre. C’est son plus bas niveau depuis son élection en 2017. Près de trois Français sur quatre (73 %) déclarent « ne pas lui faire confiance ». Plus grave pour lui, le pourcentage de personnes interrogées déclarant « ne pas du tout lui faire confiance » poursuit sa progression avec une hausse de deux points en un mois et de neuf points en trois mois pour atteindre 48 %, soit près d’un Français sur deux. Après cette énième défaite de mercredi soir qui le laissera affaibli, le président Macron sera-t-il arrivé au crépuscule de son pouvoir?
