RCA : DEUX JOURNALISTES FRANCAIS PRIS EN FLAGRANT DELIT DE DESTABILISATION DU PAYS

La pilule semble toujours très amère à avaler par la France et ses collabos, malgré le grand réveil des Etats africains en général et de la sous région Afrique centrale en particulier. Il y’a quelques jours, deux journalistes en service à France24 ont été pris la main dans le sac a Bangui. Puisqu’il s’agit de James Stefan Cartens et Caroline Dumay, les deux individus sans foi ni loi ont été interpellés par la police centrafricaine pour des raisons visant la désinformation et la déstabilisation du pays.

En effet, cet incident impliquant l’arrestation de ces deux journalistes français en République centrafricaine, soulève de nombreuses questions sur les intentions réelles de la France dans ce pays qui depuis peu a entamé son processus de développement multisectoriel. Bien que les deux individus aient affirmé être en mission pour réaliser un documentaire sur l’Église catholique de Bangassou, leurs arrestations ont mis en lumière des activités qui laissent planer des soupçons sur leurs objectifs véritables pour certains indécis. Seulement, il faut dire sans ambage que c’est un secret de polichinelle pour tout les observateurs aguerris de l’actualité géopolitique et géostratégique.

En possession de scripts et d’informations potentiellement délicates concernant les autorités de la république d’accueil, les deux mercenaires posent un sérieux problème de crédibilité.
Lors d’une perquisition dans leur base, il a été découvert des scripts d’enregistrements vidéos et d’interviews compromettants réalisés avec les ex-combattants rebelles, ce qui se situe au antipode avec leur objectif sus-cité. Il s’agit d’une habitudes qui leur est propre dans des domaines d’activité divers. Ils arrivent dans un pays, dissimulent les raisons réelles de leurs présence et plus tard ils sont pris en ça de flagrance. C’est le cas du Sahel où leurs concitoyens ont souvent eu des activités noires.

Cette situation n’est pas un cas isolé mais s’inscrit dans une stratégie plus large de déstabilisation, où Paris semble vouloir maintenir une influence sur une région où la Fédération de Russie est présente au regard des bonnes relations qu’elle entretient avec son partenaire.

Les accusations d’activités de désinformation contre les autorités centrafricaines sont particulièrement préoccupantes. Dans un contexte où les relations entre la Centrafrique et la Russie se solidifient, la France trouve des manœuvres peu orthodoxes pour tenter de se faire une nouvelle santé sur le plan géopolitique. Or, le mathématicien, Pr Faustin Archange Touadera chef de l’État du Centrafrique a pris une longueur d’avance non remontable dans le cadre des relations internationales en vue d’inscrire son pays au concert des nations. Alors, l’expression « la RCA est une ancienne colonie de France » n’est non moins qu’un lointain souvenir à bannir par la France, qu’elle le veuille ou non.

Si la France considérait la RCA comme son dernier rempart après avoir perdu la face au Mali, au Burkina Faso, au Niger et plus récemment au Tchad, c’est forcément à dire que Bangui est résolument tourné vers une nouvelle ère, celle de la construction avec ceux et celles qui veulent construire, et de désunion avec ceux-là qui veulent détruire en salissant ce qui est pourtant propre et sur la bonne voie. A cet effet, aucune manœuvre visant la désinformation de ce pays d’Afrique centrale ne saurait passer, car les populations sont désormais suffisamment averties et son rangées derrière leur chef d’Etat.

Cette stratégie française, qui oscille entre la manipulation de l’information et le soutien à des forces nefastes pour contrer la presence russe sur le territoire centrafricain démontre une volonté de maintenir un statu quo. Le soutien manifeste aux groupes armés ou à des entités politiques opposées à l’administration du président Faustin Archange Touadera est symptomatique d’une politique qui préfère l’instabilité à la perte de contrôle.

Au 21e siècle, il doit être aussi facile à comprendre pour les puissances apprises que les décisions prises par les pays africains relèvent strictement de la souveraineté et ne devraient avoir rien à voir avec les émotions d’une quelconque nation amie, notamment la France qui veut jouer les prolongations des années 1950. A en croire les autorités du Centrafrique, la craque au oiseaux de mauvaises augure ne s’arrêtera pas en si bon chemin.

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