BRICS+ : LE BRESIL PREND LA PRESIDENCE ANNUELLE DE L’ALLIANCE
Le Brésil a officiellement pris, mercredi la présidence des BRICS pour l’année 2025, succédant ainsi à la Russie. Cette présidence est marquée par plusieurs priorités, notamment la lutte contre le changement climatique, l’utilisation des monnaies locales, le développement de l’intelligence artificielle et le renforcement de l’intégration des nouveaux membres.

Les BRICS, qui regroupent le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, représentent plus de 40 % de la population mondiale et plus de 35 % du PIB global. Le groupe s’est élargi l’année derniere avec l’arrivée de l’Égypte, de l’Iran, des Émirats arabes unis et de l’Éthiopie.
Pour le prochain sommet des BRICS, qui se tiendra en juillet 2025 au Brésil, l’alliance pourrait examiner avec beaucoup attention les dossiers des nations africaines qui voudront intégrer. Cela pourrait constituer progressivement une forteresse pour le continent africain qui s’émancipe considérablement sur le plan des relations internationales dans un monde qui se veut désormais multipolaire.
D’autres pays, tels que la Turquie, l’Indonésie, le Nigeria, l’Algérie, la Biélorussie, Cuba, la Bolivie, le Kazakhstan, le Vietnam, la Thaïlande, la Malaisie, l’Ouzbékistan et l’Ouganda, pourraient également rejoindre les BRICS en 2025, renforçant ainsi le bloc comme une voix influente du Sud global.
Dans ce contexte, l’objectif de la présidence brésilienne sera de « mettre de l’ordre dans la maison », selon l’ambassadeur Eduardo Saboia, négociateur en chef des BRICS pour 2025, lors d’une interview accordée à nos confrères de l’agence Lusa.
L’agenda 2025 de la présidence des Brics assumée par le Brésil.

La multiplication des réunions entre les membres est inscrit dans l’agenda du Brésil. Il s’agit donc de 18 réunions ministérielles prévue en 2025. Elles culmineront avec un sommet des dirigeants en juillet de la même année. Comme lors de sa présidence du G20, le Brésil cherchera à promouvoir une réforme de la gouvernance mondiale, en plaidant pour une meilleure représentation des pays du Sud dans des institutions internationales telles que le Conseil de sécurité des Nations Unies, le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale et l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
L’objectif est de corriger les déséquilibres géopolitiques et de garantir une répartition des pouvoirs plus équitable, permettant ainsi aux pays émergents d’avoir une voix plus forte sur la scène internationale.
Il faut noter que le concept de BRIC a d’abord été développé en 2001 par l’économiste Jim O’Neill de Goldman Sachs dans le but de désigner un groupe de pays dont le potentiel de croissance et l’importance géopolitique allaient façonner l’économie mondiale. Aussi vraisemblable que cela puisse paraître avec l’évolution du temps, les données ne semblent pas lui donner tort. Les Brics+ s’imposent aujourd’hui dans un environnement géopolitique et géostratégique complexifié de jour en jour. D’où la sollicitation de fait chère chaque jour qui passe à travers les différents continents.
Somme toute, l’Afrique jouera un rôle croissant dans le groupe de pays émergents. Il pourra sans doute remodeler les équilibres mondiaux. Grâce à ses ressources naturelles et ses perspectives de croissance, le continent pourrait bénéficier des infrastructures, du financement et de l’autonomie économique offerts par la coopération BRICS.
