GABON / PRÉSIDENTIELLE : OLINGUI FIXE LE CAP POUR MARS 2025
Initialement prévue pour août 2025, le Général Brice Clotaire Olingui Nguema, président de la transition du Gabon, a déclaré le 9 janvier 2025, que les Gabonaises et les Gabonais doivent se préparer à aller dans les urnes le 22 mars 2025.
C’était lors d’une cérémonie de présentation de vœux par les corps constitués et les diplomates au Palais présidentiel. La nouvelle est tombée tel un couperet, mettant en stupéfaction toute la classe politique qui avait déjà mis dans son agenda que s’il y’a élection, ce ne serait pas avant le huitième mois de l’année en cours.

C’est une élection qui viendra mettre un terme à une transition qui aura duré un peu plus d’un an après le renversement d’Ali Bongo en août 2023. Même si au cours de cette adresse, surabondamment partagée sur les réseaux sociaux, l’actuel maître de Libreville a martelé au gouvernement et a l’ensemble des partenaires du Gabon qu’il ne sera représentera pas – même s’il en a le droit au vu de la nouvelle constitution -, il reste a savoir si cette promesse sera respectée scrupuleusement. C’est du moins une des principales préoccupations des Gabonais dans leur immense majorité, qui souhaiteraient que le pouvoir revienne aux civils à la suite d’un processus électoral sans anicroche et sans débordement aucun.
Une date de scrutin rapprochée.
Poudre l’heure, aucun débat n’est encore soulevé quant à la date des élections fixé par le Général. L’on ne sait pour le moment si elle convient à toutes les différentes sensibilités politiques du pays. Bien plus, l’on s’interroge sur la capacité de l’organe en charge des élections, notamment le ministre l’intérieur de juguler toutes les pressions qui pourraient advenir du fait la date qui est presque butoire. Les élections seront organisées par ce département comme le référendum constitutionnel de novembre 2024, le prévoit, malgré les critiques de l’opposition. Aussi convient-il de rappeler, pour qu’une élection soit un franc succès, il y’a tout un canevas à suivre pour ne pas que des revendications de toutes natures voient le jour.
Si nombre d’analystes essayent de questionner l’opportunité d’un te rétropédalage du président de la transition Gabonaise, il va s’en dire que l’heure est au travail pour les différentes parties prenantes de ce pays d’Afrique centrale riche en pétrole. Toutefois, le peuple fera certainement face à son destin dans moins de deux mois. Olingui Nguema tentera t-il de présenter une candidature ? Nous le saurons bientôt…
