BURKINA FASO / FRANÇAFRIQUE : IBRAHIM TRAORÉ REMONTE LES BRETELLES À EMMANUEL MACRON APRÈS SA SORTIE DE PISTE

C’est l’une des réactions après celle du maréchal MAHAMAT Idriss DEBY ITNO du Tchad et Ousmane Sonko du Sénégal, qui était tant scrutée. Le président du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré brise le silence et remet le locataire de l’Elysée à sa place comme qui dirait, après son discours foireux et fâcheux devant les ambassadeurs français début janvier.

Dans une adresse surabondamment partagée par la galaxie pseudo-impérialiste, Emmanuel Macron martèle à tue-tête que le continent africain doit beaucoup de choses à la France pour son émancipation et pour son évolution n’a nos jours. Il estime que son pays durant la période coloniale aura été un acteur majeur de notre processus de souverainisation. Un propos qui est battu en brèche par les tous les intellectuels historiens africain.

Pour le guide du pays des « hommes intègres », les propos d’Emmanuel Macron dénonçant « l’ingratitude » de certains pays envers Paris n’est qu’une sorte d’élucubrations. Car il n’a pas les moyens de sa dénonciation. « Mais s’il y a bien un ingrat, c’est bien lui. S’il n’est pas un athée, à chaque réveil s’il prie, il devrait aussi prier les Africains, parce que c’est grâce à nos ancêtres que la France existe aujourd’hui », a rappelé le capitaine Ibrahim Traoré a juste titre.

Dans le même ordre d’idée, ce dirigeant qui n’est pas en odeur de sainteté avec la politique du fait de la ruse qu’elle use pour piller l’Afrique noire francophone souligne que « Nous ne sommes pas des humains à ses yeux » avant de rajouter que Emmanuel Macron « a parlé d’ingratitude comme une maladie non transmissible aux humains ».

Si pour nombre de dirigeant africains, il faut encore prendre du temps pour sortir de l’embrigadement, pour le chef de l’État burkinabè, les Africains doivent se réveiller, lutter contre l’impérialisme et « décoloniser les mentalités ».

Convient-il de le rappeler, cette déclaration du président français s’inscrit dans un contexte où ses relations avec plusieurs Etats africains sont relativement tendues, et, matérialisés chez certains par la rupture des accords de partenariat de défense avec effet immédiat, conduisant au retrait de leurs troupes militaires sur les territoires. C’est le cas du Tchad où les militaires français ont plié bagages depuis Abéché. Le Sénégal quant à lui l’a annoncé par le biais de son premier ministre Ousmane Sonko et le regards y sont braqués pour voir si ce sera appliqué. Tandis qu’en cité d’ivoire, le président Alassane Ouattara, l’a mentionné dans son discours de fin d’année que la base militaire française sera rétrocédée à l’armée ivoirienne dans les plus brefs délais.

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