AFRIQUE / CULTURE : LA LANGUE MATERNELLE MISE EN AVANT DANS NOTRE SYSTÈME ÉDUCATIF
Le 21 février de chaque année marque la journée mondiale de la langue maternelle. Créée le 21 février 2000 par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, (UNESCO), dans le but de promouvoir la diversité linguistique et culturelle et, le multilinguisme. . Depuis lors cette fête est célébrée à cette même date dans les quatre coins du monde, particulièrement en Afrique. Cette Journée est donc une occasion importante de réfléchir aux réalisations, de renouveler les engagements et de souligner le rôle essentiel de la préservation des langues dans la sauvegarde du patrimoine culturel, l’amélioration des résultats de l’éducation et la création de sociétés plus pacifiques et plus durables.

PRÉSERVATION DES LANGUES DANS LA SAUVEGARDE DU PATRIMOINE CULTUREL
Le Burkina Faso l’a bien compris avec l’institution des langues nationales comme langues officielles pour ainsi favoriser le développement et la croissance culturelle du pays. Ceci au détriment du français : langue coloniale, qui est reléguée uniquement au rang de langue de travail. Le gouvernement burkinabé a adopté le 06 décembre 2023, un projet de loi révisant la Constitution et consacrant désormais les langues nationales comme langues officielles. Il s’agit donc du mooré, du dioula, et du fulfuldé qui sont désormais érigées en langues officielles.
Même son de cloche pour le Mali qui a également adopté une nouvelle constitution, promulguée le 22 juillet 2023, positionnant ainsi les langues nationales en tant que langues officielles, réduisant le français au rang de langue de travail. Cette décision de l’avis de certains experts s’inscrit dans une démarche plus large de renforcement de la souveraineté et de l’identité culturelle.
La Chine pour sa part utilise les langues chinoises notamment le Mandarin, le Wu et Cantonais y compris d’autres langues locales qui sont utilisées selon les régions.
L’AMÉLIORATION DES RESULTATS DE L’ÉDUCATION
Nelson Mandela, icône Panafricain et Prix Nobel de la paix a déclaré : « L’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer monde ».

Une vérité bien perçue encore par le Burkina Faso avec la promotion de son système éducatif adapté aux aspirations propres du pays. Ouagadougou a en outre implémenté les langues nationales comme langue d’enseignement. Une prouesse qui a vu le jour avec l’arrivée du capitaine Ibrahim Traoré, par une révolution panafricaniste en septembre 2022.
Par ailleurs, le général ASSIMI GOÏTA, président de la transition malienne ne tient ses discours qu’en langue locale, pour s’adresser à ses compatriotes. La preuve d’une créativité accrue, pour poser un nouveau fondement de transformation de la société et ainsi renouer avec ses sources.
DIANE MBENA
