SOUDAN/ SIGNATURE D’UNE CONSTITUTION DE TRANSITION : UN ACCORD QUI RAPPROCHE LES FSR ET LES ALLIÉS
C’est un cessé le feu acté. Les forces de soutien rapide (FSR) et les groupes alliés ont décidé de se rapprocher avec la signature d’une constitution de transition. Cet accord signé en date du mardi 4 mars 2025, vise à mettre en place un gouvernement parallèle. Cette étape cruciale intervient seulement dix jours après la signature à Nairobi, de la « charte fondatrice » de ce qui pourrait devenir un gouvernement parallèle, soutenu par l’Alliance fondatrice du Soudan. Le nouveau document prévoit de manière formelle un gouvernement qui s’apparente à un État fédéral et laïque, divisé en huit régions. ce document s’étend sur une charte des droits fondamentaux, donnant aux régions le droit à l’autodétermination dans le cas où certaines conditions, dont la principale qui est la séparation de la religion et de l’État, ne sont pas remplies. Il appelle également à la création d’une armée nationale unique, dont les signataires constitueraient le « noyau ».

Il est à noter, que la constitution dirigée par les FSR est destinée à remplacer celle signée après que l’armée et les paramilitaires ont évincé lors d’un soulèvement en 2019, l’ancien président Omar El-Bechir. L’ex président soudanais avait été renversé, le jeudi 11 avril, par un coup d’État de l’armée après ledit soulèvement populaire de plusieurs mois et avait donc été remplacé par un « conseil militaire de transition » pour une durée de deux ans.
Pour l’heure, les Forces de Soutien Rapide et ses alliés ont déclaré que le gouvernement serait formé dans les semaines à venir. Ce nouvel accord marque une fraîche ère dans la reconstruction du pays et invite ainsi les deux parties à consolider leurs rapports et à marcher main dans la main pour défendre désormais la même chose : Rétablir la stabilité du Soudan
DIANE MBENA
