BENIN / PRÉSIDENTIELLE 2026 : PATRICE TALON DIT SE RETIRER DE LA COURSE
Le président Béninois, à bien des égards donnerait le sentiment d’un dirigeant, qui comme ses paires, n’est pas atteint du virus des troisième et quatrième mandat au sommet de l’État partout s’en Afrique et particulièrement dans la sous-région ouest-africaine.

C’est un fait tout à fait normal, mais qui royalement est banalisé en Afrique. Patrice Talon, le locataire de la Marina a affirmé vendredi, dans un entretien à nos confrères de Jeune Afrique, qu’il ne serait « pas candidat » à un troisième mandat. Loin d’être extraordinaire, il faut dire que sa non participation à cette échéance électorale à venir est réclamée par la classe politique depuis 2022 au regard de nombreuses irrégularités autour de sa gouvernance.
Ce qu’il faut tout de même signaler en rapport avec l’entretien qui a accordé au media Jeûne Afrique, et qui a suscité une vague de commentaires, c’est le fait qu’il restera « attentif » quant au choix de son successeur. Organiserait-il un simulacre d’élections dont le vainqueur sera sa marionnette et lui le marionnettiste ? C’est la question fondamentale posée par de nombreux Béninois qui caressent le rêve de la rupture du régime. Patrice talon indique qu’il veillera à ce que le prochain président ne puisse pas modifier la constitution de manière à rempiler un peu plus de mandats qu’il n’est prévu actuellement, car il a pris le soin de durcir, mieux de verrouiller la loi.
Plus loin, d’aucuns qualifient cela d’une sorte de technique dans le football qui consiste à dribbler l’adversaire autant de fois tout en conservant le ballon.
Pour l’heure, c’est un non événement pour de nombreux observateurs politiques averti qui ont souvent vu de pareilles déclarations chez certains présidents à l’instar d’Alassane Dramane Ouattara, qui en 2020 annonçait en grande pompe qu’il n’allait pas aux élections, et, qu’il transférera le pouvoir à une « jeune génération ». Seulement beaucoup n’ont pas coulé sous le pont qu’il avait reconsidéré sa décision en brigant un troisième mandat fortement critiqué par l’essentiel de l’opposition ivoirien. Il s’en était d’ailleurs suivies des contestations matérialisées par la désobéissance civile débouchant sur une centaine de morts et de blessés. Résultats de compte, OUATARA règne sur Abidjan et compterait être présent pour cette année 2025, même si ses intentions ne sont pas encore clair.
Étant un fier ami de Ouattara, le président TALON ne saurait dérogé à la règle de la confrérie de coup d’État constitutionnelle. Le cas EMBALLO SISSOKO de la Guinée Bissau qui se dessine l’illustration à suffire.
Abdoulaye Raman
