AES / HISTORIQUE : APRES SON ADOPTION, L’HYME DE L’AES EST OFFICIELLEMENT LANCE !

Validé le 10 mai 2025 à Bamako, l’hymne officiel de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) a officiellement été exécuté ce 9 juin 2025, et ce simultanément dans les trois pays membres notamment le mali, le Burkina Faso et le Niger. Cérémonies empruntes de solennité, à Bamako, à Ouagadougou et à Niamey, les trois chefs d’Etats respectifs ont donné le ton à leurs compatriotes quant à ce chant de ralliement incarne les valeurs clés de la Confédération.

Tout a commencé par l’adoption du Logo en février 2025 puis la montée du drapeau de l’AES le 3 mars de cette année. Le processus n’aura été ni court ni long encore moins laborieux eu égard l’engouement et à la détermination des parties prenantes. Mais le résultat est plus que satisfaisant, suivant la volonté commune du Général Assimi Goïta, du Capitaine Ibrahim Traoré et du General Abdouraman Tiani. Tôt ce matin, à la suite des traditionnelles montées des couleurs et l’exécution des chants patriotiques, la part belle a été faite à la « confédérale » ou encore le « Sahel benkan » littéralement « l’entente du Sahel », expression Bamanakana au Faso.

Magistralement exécuté au Burkina Faso par l’escadron musique du Groupement d’escorte et d’honneur, au Mali par la fanfare, l’hymne de l’AES, en ses trois couplets, rend hommage au passé héroïque du peuple du Sahel, magnifie l’intrépidité de ses fils et filles, exalte leurs prouesses avant d’entrevoir un avenir radieux pour cet espace géographique au cœur de l’Afrique de l’Ouest.

Pour le Premier ministre malien, le Général Abdoulaye MAÏGA, « Il est tout d’abord important de rappeler que la Confédération des États du Sahel est une entité juridique de nature étatique ». Il convient également de rappeler que l’AES dispose, en plus de l’hymne, d’une devise (Un Espace — Un Peuple — Un Destin) ainsi que d’un drapeau.

Au-delà des considérations simplistes que nombre d’analystes n’ont pas manqué de faire émerger dans l’espace public au début des concertations entre les trois pays concernés par initiative historique, le chef du gouvernement malien martèle que « ces trois paramètres extrêmement importants permettent d’asseoir pour très longtemps l’AES en tant qu’entité juridique. L’AES, en tant qu’organisation étatique, confédération, a besoin d’être reconnue. Ce n’est pas une reconnaissance juridique, mais une reconnaissance qui repose sur des symboles ».

Il faut donc le dire sans ambages, l’hymne n’est pas qu’une légère et simple concordance des sons qui vise à faire danser des mélomanes dans des occasions festives. Au mieux, il s’agit d’un hymne sahélien qui « comporte des messages et permet de transmettre des valeurs extrêmement fortes, des valeurs autour desquelles se retrouvent les peuples de l’AES ».

Le contexte géopolitique obligeant, ce chant est aussi un levier refondation politique et d’affirmation souveraine de l’espace sahélien. À travers l’AES, les peuples du Niger, du Mali et du Burkina Faso qui ont quitté la CDEAO en janvier dernier sont convaincus de pourvoir tracer comme un seul un nouveau chemin de coopération, qui irrémédiablement se détache du néocolonialisme dont il est avéré que les ramifications vont jusqu’à l’intérieur de leurs Etats. L’initiative vise également à conjuguer les énergies pour la préservation des intérêts stratégiques communs.

A tout point de vue, c’est un nouvel idéal panafricain qui nait, une abnégation confédérale qui surplombe la sous-région ouest-africaine et un appel remarquable à la prise en main de son destin par l’Afrique.

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