côte d’ivoire / listes électorales : GBAGBO et BLE personas non grata aux élections locales
Ni le congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples ( Cojep), ni le parti des peuples Africains- côte d ivoire ( PPA-CI) ne sera dans la danse électorale à venir en Côte d’Ivoire. La cause, Laurent Charles Ble Goude et Laurent Gbagbo ont été radié.
Une cabale politique ?
Selon la CEI , c’est une Impasse .Le Président de la Commission électorale indépendante (CEI), fait savoir que le Code électoral précise qu’on ne s’inscrit qu’une seule fois sur les listes électorales et que l’inscription, en principe, se fait à vie, « sauf dans deux cas ». Elle est suspendue quand l’on est « déchu de ses droits civils et politique » et est « suspendue définitivement en cas de décès ». Dans le cas de celui qui est déchu de ses droits civils et politiques, après exécution ou bien si le motif qui justifiait sa déchéance disparaît, soit la Commission électorale prend l’initiative de l’inscrire, soit lui-même vient le faire à l’occasion du contentieux lorsqu’il aura constaté que son nom n’y figure pas. Des explications qui sont désormais effective. Illustration, la CEI a organisé le 20 mai 2023, à Abidjan, une cérémonie d’information et de sensibilisation au cours de laquelle elle a procédé à la remise d’une clé usb contenant la liste des électeurs aux partis politiques invités. Seulement il n’y avait pas les noms des ex locataires de la CPI. Une absence du nom du président Laurent Gbagbo sur la liste électorale provisoire a été dénoncé par ses partisans qui ont pris part à la conférence et annoncé la suspension de la participation de leur parti à la cérémonie. Et leur retrait de la salle. C’est la preuve que malgré leur retour en Côte d’Ivoire et la reprise , chacun de son côté ,de leurs activités politiques, Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé connaissent des fortunes diverses.
Après avoir obtenu une grâce présidentielle en août 2022, Laurent Gbagbo continue de réclamer « une amnistie » afin de lui permettre de participer pleinement au différents processus électoraux à venir. Si cette situation perdure, il sera écarté d’office de l’élection présidentielle de 2025 pour laquelle il se prépare, le Code électoral ivoirien stipulant que nul ne peut être éligible s’il n’est électeur. Une sorte d’épée de Damoclès qui pèse au-dessus de sa tête et qui lui impose un autre combat.
