
Dans un communiqué publié dimanche soir, le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, a appelé les autorités sénégalaises à organiser les élections présidentielles « dans les meilleurs délais ».
C’est une Union Africaine qui refuse de faire dans le faux. Après avoir appris la fâcheuse décision de Macky Sall de reporter sans justifications valables les élections présidentielles, l’instance africaine a perdu le sommeil. Elle demande au « président sortant » d’organiser les élections dans le plus brefs délais.
Il faut dire que cette décision a débouché sur des tensions politiques et sociales dans le pays depuis hier, 4 février. Les manifestions ont éclaté dans tous le pays. Les jeunes ont pris leur destin en main et demandent au président Macky Sall de respecter la constitution, le code électoral et l’acte additionnel de la CEDEAO. Entre-temps, des leaders de l’opposition sont mis aux arrêts par le régime en place et placés en détention, ce qui aggrave les tensions.

L’UA, qui joue un rôle majeur dans le maintien de la paix et de la stabilité en Afrique, a exprimé sa préoccupation face à cette situation politique instable au Sénégal. Le communiqué souligne l’importance de la transparence, de la paix et de la concorde nationale dans le processus électoral, et pressent les autorités sénégalaises de prendre les mesures nécessaires pour organiser les élections rapidement.
Moussa Faki Mahamat a également exprimé sa confiance dans la capacité du peuple sénégalais à mener des élections libres et justes. Il a souligné que l’organisation d’élections transparentes et pacifiques est essentielle pour préserver la démocratie et garantir la stabilité au Sénégal.
Alors que l’Union Africaine trouve abjecte cette décision, rappelons que la Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEA) a plutôt salué la sage décision prise par l’homme de Dakar. Pour l’heure, la connexion à Internet a été coupée dans le pays ce lundi 5 février , ce qui pose d’énormes confusions quant aux réelles ambitions du gouvernement en place au regard de la situation qui prévaut.
Pour les cadres du parti d’Ousmane Sonko embastillés depuis peu, l’heure n’est aàaucune manifestation visant à faire pression sur le pouvoir pour une éventuelle organisation des élections dans les brefs délais, car cela conforterait ceux des politiciens qui sont de connivence avec Macky Sall. Ces leaders du Pastef disent toutefois rester à disposition pour le prétendu Dialogue National dont a évoqué le président sortant dans son adresse à la nation hier, dimanche. Ainsi, ils pourront revendiquer la libération du maire de Ziguinchor, Sonko, et le reste des prisonniers politiques.
