PRÉSIDENTIELLE IVOIRIENNE : OUATTARA ENFIN CANDIDAT, L’IVRESSE DU POUVOIR, UN FAIT !

Alassane Ouattara, président de la République de cote d’ivoire, par ailleurs président sortant à l’élection présidentielle du samedi 25 octobre de 2025 est officiellement candidat pour avoir fait acte de candidature dans une vidéo surabondamment partagée, mardi 29 juillet 2025, subséquemment à la convocation du corps électoral.

Alassane Ouattara démontre à suffire à qui le doutait encore qu’il a au-delà d’une crise de confiance politique au sein de son organe politique le RHDP, une boulimie du pouvoir , mieux l’ivresse d’un pouvoir dont il veut boire jusqu’à la lie. Le temps a suspendu son envol depuis le 22 juin dernier, date à laquelle le parti au pouvoir à tenu son giga meeting a l’issue duquel, des appels ont été multipliés en faveur de la candidature de Ouattara. Comme une recette de grand festin, il aura fait bien mijoter tous les ingrédients avant de passer au service ultime après de nombreuses attentes autour de la table. Et bien : le repas d’ADO est enfin prêt ! il ne reste plus qu’à servir. Peu importe la saveur.

Dans sa vidéo qui se partage comme des petits bouts de pain, celui qui s’est érigé et salué par des collaborateurs comme étant un chantre de la démocratie Ivoirienne tente une provocation de trop à l’encontre du peuple, de la classe politique, et ce au grand dam de la constitution qui a été violemment braquée pour insidieusement faire naître aujourd’hui la dénomination de « Troisième République ». Mais de quelle République s’agit-il ? S’interroge, l’opposition dans son immense majorité qui pousse un cri d’alarme face à un prédateur de la chose Commune qu’est la démocratie électoraliste.

Alassane Ouattara et le mal de parole donnée.

Dans un discours éhonté et décousu, ADO semble revenir sur les évènements de 2020. En effet, celui dont l’arrivée au pouvoir a coûté de nombreux morts à la côte d’ivoire suite à des contestations post-électorales avait déclaré, à l’approche de la présidentielle de 2020, – de son troisième mandat anticonstitutionnel, – qu’il n’avait plus l’âge pour s’accrocher au pouvoir alors qu’autour de lui il y’a de véritables potentialités à même de lui survivre. Oh quelle déclaration, qui aura fait des émules tant dans le pays qu’à l’international. Avait-il donc été porté en triomphe par les analystes politiques de la première heure, et les académies étaient ainsi prêtes à lui consacrer des pages et des livres entiers en son honneur. Sauf que plus tard, l’on était loin de croire qu’il allait défroquer.

L’expression « transfert de pouvoir à une nouvelle génération » avait comme si c’était une étrangeté été découverte par plus d’une personne et les claviers des rédactions étaient on ne peut plus épuisés pour son usage. Pour faire plaisir au monde entier, il a dans un premier temps jeté le dévolu sur le Hamed Bakayoko, son premier ministre et ministre de la défense, qui incroyablement quelques mois plus tard mourra des suites de malaise. Remplacé à ce poste par l’inconditionnel Amadou Gon Coulibaly, beaucoup se seraient attendus que la perche lui soit tendue. Malheureusement, il connaitra également le chemin de la mort comme le précédent suite à un accident. Dommage, le RHDP, est à la veille présidentielle de cette époque sans candidat. C’est dans ces épisodes de morts douloureuses des ténors du parti que lors d’une assemblée extraordinaire, Alassane annonce à nouveau qu’il récupère ce qui lui appartient, son pouvoir. Ce qui s’est apparenté à la théorie « de se dribbler soi-même tout en conservant le ballon ».

Ouattara, celui qui choisit ses concurrents ?

Quoiqu’il en soit, la crédibilité et la transparence des élections en vue est en jeu, fortement et diversement appréciée par l’opinion. Pour des raisons fantaisistes et fantoches, Alassane Ouattara a écarté les poids lourds de l’opposition ivoirienne pour s’assurer une victoire éclatante et écrasante sans encombré le temps opportun. jusqu’à date, Tidjane Thiam, leader du Parti Démocratique de Cote d’ivoire (PDCI) n’a toujours pas été restauré dans le fichier électoral. Raison évoquée, il n’est pas exclusivement ivoirien. Malgré toutes les batailles juridiques menées, il caresse inespérément l’espoir de participer au scrutin. Dans le même collimateur, le président Laurent Gbagbo du Parti des Peuples Africains de Cote d’Ivoire (PPA-CI) a été écarté du fichier électoral sous prétexte d’une condamnation à tête chercheuse qui remonte aux événements tristes de 2010, alors que la Cour pénale internationale l’a acquittée depuis plus de deux ans. Plus loin, l’on peut citer les cas de l’ancien ministre de la jeunesse, Charles Blé Goude du COJEP et Guillaume Soro, président du GPS, ancien premier ministre et président de l’Assemblée nationale.

La voix aigue de l’opposition face à la forfaiture ?

L’opposition ivoirienne n’entend pas rester les bras croisés face à des velléités de durcissement du jeu politique et/ou de l’exclusion des adversaires coriaces. Le PDCI et le PPA-CI ont décidé de mettre ensemble pour réclamer leur droit qui pour le moins est inaliénable, celui de participer au jeu démocratique de leur pays, d’où la création du mouvement « Trop c’est Trop ». Aussi, l’opposition dans son immense majorité ne compte pas fléchir. Elle est contre ce quatrième mandat, qui est celui de la honte, n’honorant d’aucune manière l’image illustre de la côte d’ivoire. C’est ainsi, qu’ils sont de nombreux partis réunis depuis plusieurs mois déjà au sein de la coalition de CAP côte d’ivoire, qui a sonné la sonnette d’alarme appelant Alassane Ouattara à un dialogue pour la tenue des élections apaisées. Une main tendue qui est restée ignorée.

Si pour le moment, une manifestation est programmée en Côte d’Ivoire le 2 août août prochain par Laurent Gbagbo pour contester la candidature de Laurent Gbagbo pour un quatrième mandat qui était jusqu’ici dubitative, et restaurer son droit de participer à la compétition électorale, la préoccupation actuelle est celle de savoir si sa déclaration ne fera pas anticiper ces mouvements dans l’ensemble du pays ? Cette question vaut tout son pesant d’or, mais les jours suivants s’annoncent déterminants en cote d’ivoire.

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