2,15 MILLIARDS FCFA POUR UNE NOUVELLE BANQUE EN RCA

La Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC) a accordé une autorisation préalable à Afriland First Bank pour l’ouverture d’une succursale en République centrafricaine, assortie d’une dotation initiale de 2,153 milliards de FCFA. La décision a été adoptée le 12 décembre 2025, lors d’une session ordinaire tenue à Libreville.

Cette autorisation s’inscrit dans le cadre du mécanisme d’agrément bancaire unique de la CEMAC, qui permet aux établissements agréés dans un État membre d’opérer dans les autres pays de la sous-région sous la supervision de la COBAC et de la BEAC.

Contrairement à une lecture exclusivement communautaire, l’implantation d’Afriland First Bank en République centrafricaine constitue avant tout une opportunité pour les opérateurs économiques centrafricains, dans un environnement bancaire encore peu dense et insuffisamment structuré.

Dans un pays où le taux de bancarisation reste inférieur à 10 %, l’arrivée d’un nouvel acteur bancaire est susceptible de renforcer l’accès au financement, dynamiser l’épargne locale et accompagner les entreprises nationales, notamment les PME, les commerçants et les acteurs des secteurs productifs.

Le régulateur bancaire communautaire a estimé que le projet présenté par Afriland First Bank répond aux exigences de gouvernance, de solidité financière et de viabilité économique, conditions indispensables pour soutenir durablement l’économie nationale.

Avec seulement quatre banques commerciales pour près de six millions d’habitants, le système bancaire centrafricain demeure l’un des moins développés de la zone CEMAC. Cette situation limite les capacités de financement de l’économie réelle.

L’arrivée d’un nouvel établissement bancaire pourrait ainsi stimuler la concurrence, diversifier l’offre de services financiers et rééquilibrer les relations entre banques et acteurs économiques locaux.

Selon les projections transmises à la COBAC, Afriland First Bank prévoit de mobiliser environ 1,93 milliard de FCFA de ressources dès le démarrage, avec une montée en puissance progressive à moyen terme.

Après le Tchad et le Congo, l’autorisation accordée pour la République centrafricaine envoie un signal positif aux investisseurs régionaux et internationaux. Elle pose toutefois une exigence claire : que cette implantation se traduise par un impact concret sur le financement de l’économie centrafricaine.

La performance de cette implantation sera donc jugée sur sa capacité à répondre aux besoins réels des opérateurs économiques centrafricains, piliers de la croissance et de la stabilité économique du pays.

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