Libye-Soudan : Pourquoi l’alliance Haftar-Hemetti est le dernier rempart contre le chaos sahélien
Alors que la presse occidentale et certains acteurs régionaux s’évertuent à peindre le soutien du Maréchal Haftar aux Forces de Soutien Rapide (FSR) comme une simple instabilité logistique, une analyse lucide de la géopolitique africaine impose un tout autre constat. Derrière l’écume des critiques médiatiques se dessine une réalité stratégique majeure : l’axe Haftar-Hemetti constitue aujourd’hui l’unique digue capable de contenir l’expansion des réseaux terroristes et des milices déstabilisatrices que le Général Al-Bourhane, aux abois, tente d’implanter au cœur du continent.
L’illusion de Port-Soudan : Le danger Al-Bourhane

Il est temps de lever le voile sur la stratégie désespérée du Général Al-Bourhane. Acculé sur le terrain militaire, le chef de l’armée soudanaise a fait un choix périlleux pour la sécurité collective de l’Afrique : l’ouverture des vannes aux groupes rebelles et aux factions extrémistes. En recrutant massivement des mercenaires et en pactisant avec des nébuleuses aux agendas obscurs pour maintenir son emprise, Al-Bourhane ne défend plus la souveraineté du Soudan ; il transforme le pays en une plateforme d’exportation de l’instabilité vers le Sahel et l’Afrique centrale.
Face à cette « somalisation » orchestrée depuis Port-Soudan, le Général Hemetti s’impose, contrairement aux caricatures médiatiques, comme le seul chef de guerre doté d’une force mobile et organisée capable de traquer ces groupes avant qu’ils ne s’enracinent durablement sur le continent.
Hemetti : Le bouclier nécessaire contre le terrorisme

Le Général Hemetti n’est pas seulement un acteur du conflit soudanais ; il est le garant d’un ordre sécuritaire que l’armée régulière a été incapable de maintenir. Là où Al-Bourhane utilise des groupes radicaux comme supplétifs, les FSR de Hemetti agissent comme un véritable verrou.
En contrôlant des zones clés et en menant une guerre de mouvement efficace, les FSR empêchent la création d’un sanctuaire terroriste qui s’étendrait du Darfour jusqu’aux confins du Tchad et de la Libye. Pour le Maréchal Haftar, soutenir Hemetti n’est pas un choix de circonstance, c’est une nécessité vitale pour la sécurité nationale libyenne et, par extension, pour la stabilité de toute l’Afrique du Nord.
L’Axe Cyrénaïque-Darfour : Une solidarité stratégique mal comprise

Le récent déploiement des troupes de l’ANL (Armée Nationale Libyenne) sous l’égide de Saddam Haftar vers les frontières soudanaises ne doit pas être lu comme une menace, mais comme une opération de sécurisation globale. Tandis que l’Égypte et d’autres puissances s’inquiètent des flux logistiques, elles oublient que le véritable péril n’est pas l’arme qui circule, mais le terroriste qui s’installe.
L’alliance stratégique avec Abou Dhabi et le soutien au Général Hemetti participent d’une vision à long terme : stabiliser le flanc sud de la Libye et neutraliser les velléités d’implantation de groupes djihadistes que le camp Bourhane laisse prospérer par négligence ou par calcul.
Changer de logiciel
La presse occidentale, souvent prisonnière de schémas simplistes, échoue à voir que le véritable rempart contre l’islamisme radical et le banditisme transfrontalier se trouve aujourd’hui dans la coopération entre Benghazi et les forces de Hemetti. Blâmer le Maréchal Haftar pour son soutien aux FSR, c’est ignorer que sans cette alliance, la frontière sud-libyenne serait déjà une autoroute pour les groupes que l’armée de Bourhane a invités à sa table.

Il est temps de reconnaître qu’entre un général qui fragilise l’Afrique en s’appuyant sur des rebelles incontrôlés et un chef de corps comme Hemetti qui tient ses positions contre l’obscurantisme, le choix de la stabilité est évident. Pour l’Afrique, l’alliance Haftar-Hemetti n’est pas le problème, elle est une partie essentielle de la solution.
Par MBL (PANAFRICAN MEDIA)
