MISE AU POINT : La Souveraineté du Port de Douala n’est pas Négociable
Face à la campagne de désinformation orchestrée par des intérêts étrangers et relayée par certains médias internationaux, le Port Autonome de Douala (PAD) tient à rétablir la vérité factuelle et juridique sur la gestion de ses infrastructures stratégiques.
- La Légalité au service de la Nation
Contrairement aux affirmations prétendant une rupture abusive de contrat, l’État du Cameroun agit dans le strict respect de ses engagements contractuels.
Droit de Résiliation: Le contrat liant l’État à la SGS prévoit explicitement, en son Article 3.4, que le Gouvernement peut résilier l’accord immédiatement en cas de manquement aux obligations.
Et en son Article 3.7 que la résiliation peut survenir en cas de force majeure laquelle peut, selon ce contrat, être le « fait du Prince ». Et la lettre du 26 Janvier 2026 garantie clairement que la décision de ne pas proroger le contrat de la SGS émane directement du Chef de l’État, ce qui correspond au principe.
Manquement à la Loyauté: L’Article 4.1 impose à l’opérateur d’agir comme un « loyal conseiller du Gouvernement » et de défendre ses « intérêts légitimes ».
Fin de la Rente : Toute entrave à la modernisation ou toute opacité financière de la part d’un partenaire constitue une violation de cette clause de loyauté, justifiant ainsi une reprise en main immédiate par le PAD.
- Le Scanning Portuaire : Une Prérogative Régalienne
Le Port de Douala est le poumon de notre économie, assurant plus de 90% des flux commerciaux. Confier indéfiniment le contrôle de ces flux (scanning) à une multinationale étrangère est une vulnérabilité que le Cameroun ne peut plus accepter.
Indépendance Stratégique: La décision de Monsieur Cyrus Ngo’o, Directeur Général du PAD, s’inscrit dans une volonté de démanteler les monopoles historiques qui freinent la compétitivité nationale.
Sécurité Nationale : Le recours aux structures de sécurité nationale (canaux militaires) pour sécuriser ce passage de témoin n’est pas une « interférence », mais une mesure de protection d’un actif critique de l’État contre des menaces d’infiltration étrangères.
- Dénonciation du Narratif des « Endocolons »
Le document de Jeune Afrique tente de masquer la réalité d’une lutte de libération économique derrière des accusations d’opacité.
Intérêts Cachés: Les réseaux dénoncés par ce rapport ne sont que des diversions destinées à protéger les intérêts de l’opérateur historique menacé.
Liberté de Partenariat : Le Cameroun est un État souverain, libre de choisir ses partenaires techniques en fonction de leur expertise et de leur respect de la dignité nationale, loin des réseaux d’influence d’un autre âge.
Conclusion
La réforme portuaire menée sous l’impulsion de la Présidence de la République et exécutée par le PAD est un acte stratégique de décolonisation économique et politique. Aucun contrat, aussi ancien soit-il, ne saurait se substituer à la Constitution du Cameroun qui consacre la souveraineté de l’État sur ses ressources.
Monsieur Cyrus Ngo’o et les autorités portuaires agissent avec la pleine légitimité que leur confère la défense de l’intérêt général. Ce qui est également mentionné dans les clauses du contrat. La récréation est terminée.
Par MBL (PANAFRICAN MEDIA)
