RCA : la famille Massi exhorte les autorités à soutenir le mandat d’arrêt contre François Bozizé
Par Prince Wilfried Nzapaoko
Bangui, 30 janvier 2026 (PANAFRICAN-MEDIA)
Les réactions ne se sont pas fait attendre après l’émission d’un mandat d’arrêt international par la Cour pénale spéciale (CPS) contre l’ancien président centrafricain François Bozizé et trois autres personnes mises en cause. Dans un communiqué de presse publié le mercredi 28 janvier 2026 à Dakar, la famille Massi a salué les efforts de la CPS et appelé les autorités centrafricaines ainsi que la communauté internationale à soutenir pleinement ce processus judiciaire afin d’aboutir à la manifestation de la vérité.

De décembre 2009 à janvier 2026, cela fait aujourd’hui plus de quinze ans que l’ancien ministre centrafricain et président fondateur du Forum démocratique pour la modernité (FODEM), Charles Massi, est porté disparu sous le régime de François Bozizé. Selon les proches du défunt, les circonstances de cette disparition s’apparenteraient à un assassinat.

Dans son communiqué, la famille Massi indique que, d’après plusieurs témoignages concordants, l’ancien ministre aurait été détenu au Centre d’instruction militaire de Bossembélé, communément appelé « Guantanamo ». Il y aurait subi des actes de torture et de mauvais traitements ayant entraîné sa mort. À ce jour, le corps de Charles Massi n’a jamais été restitué à sa famille.
Face à cette situation jugée dramatique, la famille du fondateur du FODEM salue le processus judiciaire engagé par la Cour pénale spéciale visant à faire toute la lumière sur les crimes graves commis durant cette période sombre de l’histoire de la République centrafricaine.
Elle appelle, par ailleurs, les autorités nationales et internationales à continuer d’apporter leur soutien à la CPS dans l’accomplissement de son mandat, afin qu’aucun crime ne reste impuni et que la mémoire des victimes soit respectée.
La procédure enclenchée par la saisine de la Chambre d’assises dans l’affaire dite de Bossembélé constitue ainsi une étape judiciaire majeure dans la quête de vérité, de justice et de reconnaissance des souffrances endurées par les victimes et leurs familles.
