Mali / lutte contre l’ingérence : trois ans déjà que ça dure

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Mali / lutte contre l’ingérence : trois ans déjà que ça dure

18 août 2020 -18 août 2023, 3 ans déjà que le Mali mène la barque dans ses relations avec l’occident. Tout est partie de ce coup d’État qui a renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta. Des soldats réunis au sein du Comité national pour le salut du peuple, prennent alors possession de la base militaire de Soundiata Keïta à Kati. La mutinerie est menée dans un premier temps par les officiers Malick Diaw et Sadio Camara. Les militaires procèdent à l’arrestation du président IBK, du Premier ministre Boubou Cissé, des ministres de la Défense, de la Sécurité, du chef d’état-major et du président de l’Assemblée nationale. Dans la nuit du 18 au 19 août 2020, le président IBK annonce la dissolution du parlement et du gouvernement et sa démission de ses fonctions de chef de l’État. Trois années après malgré les sanctions planétaires, le Mali reste debout et confiant. Récemment, les sanctions de la CEDEAO et de l’UEMOA contre le Mali n’ont pas affaibli le pays comme leurs instigateurs le souhaitaient. Elles ont certes accru les inégalités, c’est une preuve que la faculté d’anticipation et de réaction du gouvernement malien paraît donc bien rodée.

La clôture de la présence de la MINUSMA est présentée comme le début d’une ère d’anarchie au Mali avec des conséquences tragiques pour la population. Pourtant, à y regarder de plus près, l’économie malienne est beaucoup plus solide qu’on ne peut l’annoncer. Dans un monde fracturé par la guerre, les nouveaux dirigeants du pays, qui ont rompu les relations avec la France, qui est un allié traditionnel, ont trouvé de nouveaux relais économiques. D’après le FMI, la croissance économique du pays a été supérieure à 3 % en 2021 et à 3,7 % en 2022. De plus, les perspectives à court terme restent positives, avec une croissance du PIB réel attendue à plus de 5 % en 2023 et 2024. Celle-ci devrait être soutenue par une robuste production agricole et aurifère, malgré la persistance des risques baissiers liés à la sécurité, aux retards potentiels dans les élections de 2024, à la volatilité des prix internationaux des matières premières, le resserrement des conditions financières mondiales et les risques liés au climat.

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